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Le moment est venu pour nous de constater la détresse profonde et l’aspect dévasté de notre cher pays, les Comores où des valeurs élémentaires comme la démocratie,les droits de l’homme sont bafouées
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ANJOUAN le 10 mars 2010 - 11/03/2010 à 22:21

 

ANJOUAN le 10 mars 2010

A 2 MOIS DE LA FIN DE VOTRE MANDAT

DES  ACTIONS        DES ACTIONS  Monsieur          le         PRESIDENT          SAMBI

 

      Tout le monde à Anjouan s’est passé le mot ici à  qu’à la prochaine apparition du président SAMBI  nous allons lui demander des comptes, des actions, des actions  et  des actions.

         Son poulain MOUSSA  TAAMBOU a disparu de la circulation. Il est devenu invisible.

         Nous en avons marre des discours, des discours nguizi pour endormir le peuple. Nous voulons en fin monsieur le président SAMBI des actes à 2 mois de la fin de votre mandat.

 

A 2 mois de la fin du mandat du président SAMBI, le peuple a perdu espoir. SAMBI va nous quitter avec le projet HABITAT dans son imagination. Quel dommage !!!!

 

Ses  propagandes n’endorment plus personne maintenant :

-                     ce monsieur à l’entrée de BAMBAO  MTROUNI qui attend toujours la destruction de sa maison en paille pour un habitat en dur. SAMBI lui avait promis que sa maison serai la première  dans son  projet habitat. Cela depuis 2005, et ce monsieur n’y croit plus. Il vient de perdre espoir. Son fils, lui n’a jamais cru à FOUNDI.

-                     En effet pendant sa campagne en 2005-2006, il lui avait lancé (à ce monsieur) comme à tout le monde d’ailleurs qui serai soit disant dans le besoin je cite : «  vos parents ont dormi dans cette maison en paille, vous aujourd’hui vous dormez dedans, avec vos enfants filles  et  garçons, je vous promets et LE BON DIEU est témoin que vous ne dormirez jamais dans cette maison en paille et vos enfants  si je suis élu président.

-                     Force de constater que 4 ans après l’élection de SAMBI,  ce monsieur vit toujours dans sa cabane en paille avec ses 6 enfants (3 filles et 3 garçons) et leur mère bien sûr.

-                     ANECDOTE : les souvenirs de ce monsieur en larmes : tous les weekends  pendant sa campagne électorale Monsieur FOUNDI SAMBI parcourait toute la région dans son 4x4, on lui serait la main, on rigolait : ma femme me disait méfiez de cet homme, il me parait très dangereux ; il faut être con pour croire qu’il va nous construire une maison en dur et à tout le monde d’ailleurs. Je n’ai jamais été à l’école, mais pour faire cela il faudrait beaucoup de sous. Et j’ai répondu à ma femme : tu as vu ces gros trucs sur le toit de son véhicule (un 4x4), il m’a dit que ce sont des antennes satellites, et il est en communication permanente avec les présidents du monde entier, et ils vont m’aider car mon projet HABITAT est sélectionné par les NATION  UNIES.

-                     Et un jour il nous a tendu son téléphone portable comme quoi il parlait avec le président KADAFFI, et cela passe par les antennes satellites de son véhicule (4x4). Haut parleur du téléphone en fonction. Et tout le monde autour de FOUNDI criait ASSALLAH  MOU  AANLAYKOUM  RAIS  KADDAFI.

-                     Ce monsieur confie : que ce jour j’ai battu ma femme, et je le regrette toujours, même si mon espoir de bénéficier de SAMBI d’une maison en dur n’est qu’une vielle histoire de SAMBI. Quel CAUCHEMAR ????

 

Comme le dit le proverbe iranien : « tous les matins bas ta femme même si tu ne sais pas pourquoi, elle SEULE, elle le sait »

 

Ce monsieur a tabassé sa femme, alors qu’elle avait raison : combien de comoriens battent leur femmes à cause du président SAMBI tous les jours alors qu’elles ont raison sur tout.

QUAND ELLES DEMANDENT QUAND EST-CE QUE L  ON  VA MANGER  un peu  VIANDE   DANS CETTE MAISON ????

Réponses : et là,  les coups y pleuvent.

SAMBI il faut sauver ces femmes  s’il vous plait en payant les salaires de leurs maris.

 

      Vive le peuple comorien en paix et dans la prospérité.

Vive la tournante.

 

Mozer.

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QUAND LE PROCUREUR AZAD S'EST LIVRE A UN HOLD... - 11/03/2010 à 22:08

 

QUAND LE PROCUREUR AZAD S'EST LIVRE A UN HOLD UP SUR LES VALEURS JURIQUES

Photo: palais de justice de moroni

Quand le procureur Azad s’est livré à un holdup up sur les valeurs juridiques

Le jeune procureur Azad Mohamed, qui, depuis son jeune âge, il n’y a que son père qui mérite occuper de hautes fonctions, n’a jamais pardonné ce qu’il qualifie de plein droit et se sert de son statut de procureur de la République pour écraser les ‘’ ennemis’’ de papa. Ces ennemis de papa ‘’ Fundi Mzé’’, ne sont autres que ses anciens élèves qui, comme son fils ont brillé dans leurs études et récoltent aujourd’hui les fruits de leur sueur au sein de la République. D’autres ce sont ses mêmes élèves, qui, passionnés par la politique sont tous partis à la recherche du suffrage universel pendant que le père d’Azad se contente de ses écoles privées qui lui rapportent beaucoup. Mais Azad n’est jamais satisfait du choix de papa et s’apprête à couper les têtes de tout le monde.
Depuis sa nomination au poste de procureur de la République par le président Sambi, le jeune Azad ne cesse pas de nous surprendre. Une maladie qu’il a contaminée à quelques uns parmi ses collègues juristes, tombés eux aussi dans le charme de Beit-Salam.

Convaincu comme Sambi et son équipe que s’il arrive quoi que ce soit à sambi, c’est le nom de Farouk qui sera à l’origine, il n’a pas hésité à défier le suffrage universel qui a accordé à Farouk Mhadjou son statut d’élu de la république et qui le fait bénéficier d’une immunité en le jetant en prison sans aucun motif.
L’élu de Mitsamiouli Cembenoi, doit selon les proches du procureur et Sambi payer cher de son désaccord avec la prolongation de mandat du président Sambi et doit périr en prison. Il doit subir le même sort que l’autre Farouk de Mtsoudjé mort en prison sans que la justice comorienne cherche à ouvrir une enquête. Sambi est très allergique des ‘’ farouk’’ et exige au procureur Azad de lui faire mordre la poussière.

A entendre le procureur, le jeune Azad se contredit. Aux uns, il dit que l’immunité est transgressée, et aux autres, je fais mon travail entant que subalterne du président de la République. J’obéis à la lettre les injonctions de Beit Salam et tant pis pour ceux qui continuent à croire à la loi et à la démocratie.
Selon l’entourage de Farouk Mhadjou, le jeune procureur se trompe de Farouk car celui d’Ouellah Mitsamiouli, dans le Cembenoi n’est pas celui de Mtsoudjé dans le hambou où certains enfants de Mtsoudjé et de la localité de Hambou avec Azad au premier rang ont applaudi la mort de leur Farouk, tandis que là-bas au nord, toutes les dispositions sont prises pour épargner Farouk Mhadjou de ce qui est arrivé malheureusement à Farouk Mohamed, paix à son âme.

Azad, continue à argumenter la mise en prison de Farouk Mhadjou du fait que ce dernier a tiré la sonnette d’alarme sur les milices montés par kiki et présentés au président de la république par l’ancien ministre Said Abdallah Cheikh Soilih. Le président Sambi a vivement remercié kiki de la république pour cette initiative car pour lui, sa sécurité va être assurée et son souhait est de voir les Comores emprunter la voie de la sommalisation. Cette milice que tout le monde a vu pendant la grève des enseignants suppléer les forces de l’ordre pour débarrasser les rues de la capitale, ramener les meneurs de la grève parmi les élèves à la gendarmerie sous l’œil attentif du jeune procureur. Mais il a fait toujours celui qui n’a rien vu ou écouter. Mais quand il s’agit de jeter Farouk en prison parce qu’il a osé hausser le ton contre ces pratiques à la somalienne, vite, il a autorisé son arrestation pour caresser davantage le président Sambi.

Celui qui confond les procès après une mauvaise lecture de l’histoire, s’approche vers la fin et qu’il sache que le peuple lui demandera de comptes sur tout ce qui entache le pouvoir de Sambi et surtout la mort de Farouk voulue par Azad et son entourage.
De Azad à Tasmine, en passant par Nidhoim Attoumane et leur aîné Cheikh Salim, le verdict ne va pas tarder de tomber et qu’on nous laisse en paix avec votre jargon à la con ‘’ outrage à magistrat’’.

Said Idjihad Mrikaou

Mitsamiouli, Cembenoi
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RASSEMBLEMENT POPULAIRE DE DEMBENI : L'OPPOSI... - 11/03/2010 à 22:04

 

RASSEMBLEMENT POPULAIRE DE DEMBENI : L'OPPOSITION PART A L'OFFENSIVE

RASSEMBLEMENT POPULAIRE DE DEMBENI : L'OPPOSITION PART A L'OFFENSIVE
Rassemblement populaire de Dembéni :
L’opposition part à l’offensive

Moroni, jeudi 11 mars 2010 (HZK-Presse) – Lundi 8 mars dernier, s’est tenu au village de Dembéni, chef lieu du Nguwengwe dans le Mbadjini Ouest, un meeting des partis d’opposition militant au sein de la « Convergence nationale pour mai 2010 ». Ont pris place au présidium, le Président de l’Ile autonome de Ngazidja et son épouse, le Prince Said Ali Kemal du parti Chuma, Omar Tamou, Mouhssine et Moustoifa du parti Mouroua, les membres du gouvernement de l’île, des chefs religieux ainsi que des personnalités de la gente féminine et des jeunes. C’est un public enchanté qui a accueilli le couple Abdouloihabi qui a esquissé quelques pas de danse, sous le rythme mohélien de la musique en vogue portant sur la tournante.

« Dembeni capitale de la résistance »

L’animateur ouvre la cérémonie en lançant « Démbéni c’est la capitale de la résistance pour l’alternance de 2010, car c’est ici même, le 15 novembre 2009, que nous avons pour la première fois dénoncé la violation du droit par Sambi, nous y sommes à nouveau aujourd’hui pour crier au départ de Sambi le 26 mai 2010 ».

Premier à prendre la parole, le maire de la région Hassane Djalime, a tenu à rappeler au public que « l’hypocrisie n’est plus être de mise ». Pour le notable Hamza Abdou Mmadi Mzé, c’est parce que le Mbadjini est le bastion de l’opposition que le choix s’est porté sur Dembeni pour accueillir ce congrès. Selon lui, le moment est venu de prendre conscience que le pouvoir reviendra à Mohéli dès le 26 mai, et donc « les Mohéliens doivent choisissent le seul candidat capable de rassembler, pour nous faciliter la tache ». Il attire l’attention sur « les navigateurs qui aujourd’hui sont avec Sambi et qui demain retourneront la veste… »

Pour Alhadj Mouigni Abdallah, notable à Foumbouni, l’histoire de Ngazidja montre que le Mbadjini a toujours incarné le patriotisme, aujourd’hui ils l’ont encore prouvé en élisant le député Mzimba, « pour essuyer les larmes » de la Grande île des comoriens. Il a tenu à préciser que ce combat n’est pas que celui des Mohélien, mais celui du droit avant d’ironiser sur le fait que Sambi ne peut pas s’éterniser au pouvoir, surtout qu’il « n’a respecté aucun de ses engagements et ce n’est pas en 18 mois qu’il réalisera ce qu’il n’a pas fait en quatre ans ». Et d’ajouter que toutes les lois élaborées depuis 2001 ont bénéficié d’un consensus politique.

Pour le Dr Abdoulhakim de Mbéni, chef religieux, Sambi « étant élu pour 4 ans, ses projets qu’il a initiés peuvent être achevés par son successeur. Il estime que le chef de l’Etat ne doit pas abuser de la confiance des comoriens, et des engagements qu’il a pris de son propre gré en prêtant serment sur le coran. « S’il est un homme de foi, il ne cherchera pas à semer la déchirure de la nation le 26 mai 2010 ».

Il estime que ni un décret, ni une ordonnance ne peut le rendre éternel au pouvoir et qu’il a intérêt à protéger la paix, la religion et l’unité nationale, dès lors qu’aucune voie légale ne peut l’autoriser à s’approprier la tournante de Mohéli.

« Le sorcier de la république »

Quant à M’ma Djamila d’Iconi, une femme qui n’a pas mâché ses mots, ce fut pour elle l’occasion de rappeler que le 8 mars, journée de la femme, est aussi « une date qui a vu beaucoup de pertes humaines pour le pays », citant des assassinats politiques, notamment à l’époque des mercenaires, mais aussi les pertes en mer comme le naufrage du ferry Samson. Il a lancé un défi envers le pouvoir central. « Si vous les hommes vous voulez aller au paradis sans mourir, alors vous porterez nos deuils parce que c’est la femme qui prendra alors le devant à la place de l’homme ».

Ensuite le Prince Kamal, prendra la parole pour rappeler que « l’opposition est solidaire à la convergence 2010 en faveur de Mohéli » et que la lutte doit continuer pour conscientiser le peuple comorien sur vol que Sambi se prépare à commettre, celui de la tournante de Mohéli ». A en croire le leader de l’opposition, ce dernier « veut proroger son mandat parce que Bachar Kiwan lui a dit que l’argent de la citoyenneté économique ne sera disponible que dans 18 mois ». Mais qu’à cela ne tienne, « rendez vous est pris pour le 26 mai en faveur de Mohéli, contre ce sorcier de la république », martèle l’ancien député.

Le dernier à prendre la parole le Ministre des finances Kamar Ezamane fera le bilan du pouvoir Sambi qu’il a jugé « négatif » car, ayant entraîné selon lui le pays dans « un désastre politique et économique ».

Haled A. Boina
110310/hab/hzkpresse/12h00
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COMMUNIQUE ! - 11/03/2010 à 22:00

 

COMMUNIQUE !

COMMUNIQUE !
COORDINATION MOHELIENNE EN FRANCE POUR LA TOURNANTE 2010

Moheli2010@hotmail.fr

Manif Pacifique a paris

Malgré les divers accords de réconciliation nationale;

Malgré la clarté des dispositions constitutionnelles et législatives en vertu desquelles il a été élu Président en 2006;

Malgré les nombreuses mises en garde de la population comorienne, notamment celle de l’ile de Mohéli;

Malgré les nombreuses mises en garde de la communauté internationale, au premier chef de laquelle, l’Union africaine, l’Union européenne, l’Organisation Internationale de la Francophonie;

Malgré les nombreuses mises en garde de nombreux Chefs d’Etat de pays amis des Comores;
Malgré le risque d’éclatement d’une crise politique et institutionnelle, aux conséquences très graves et imprévisibles, encourues par notre pays…

Le Président Ahmed Sambi, persiste sur son idée, désastreuse pour la démocratie et destructrice pour l’Unité des Comores, de prolongation de deux ans, de son mandat.

Il veut priver les mohéliens de leur tour (2010-2014) d’exercer la présidence tournante de l’Union des Comores.

Contre ce mépris des populations et des institutions,

LA COORDINATION MOHÉLIENNE EN France POUR LA TOURNANTE 2010, en association avec d’autres organisations de la diaspora comorienne en France, appelle à une manifestation ce samedi 13 mars 2010, à 11h devant l’ambassade des Comores, 20, rue Marbeau 75016 Paris (Metro. Porte Maillot –ligne 1- ou Porte Dauphine –ligne 2-)
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Comores /Anjouan – Drôle de scénario à la mai... - 11/03/2010 à 21:40

 

Comores /Anjouan – Drôle de scénario à la mairie de Mutsamudu

Comores /Anjouan – Drôle de scénario à la mairie de Mutsamudu



Un nouveau maire a été nommé à Mutsamudu par délégation spéciale, en remplacement de Bacar Abdou, (lui aussi a été nommé par délégation spéciale) qui vient de jeter l'éponge afin de "mieux exercer sa liberté d'opinion". Mais Mohamed Bacar Affandé, celui qui prend le relais, n'est pas non plus ... agréé !

Mohamed Bacar Affandé (au centre), éphémère maire de Mutsamudu

A l'issue d'une entrevue que Bacar Abdou a eue avec le gouverneur d'Anjouan, Moussa Toybou, jeudi dernier, l'ex-député de l'île et maire du chef-lieu d'Anjouan depuis 2008 lui a remis sa démission. Samedi, le Commissariat aux affaires intérieures procédait à l'installation de Mohamed Bacar Affandé à la tête de la mairie, devant un parterre d'invités.

De jolis discours ont été prononcés. Le maire sortant expliqua les raisons de son départ : « J'ai compris que pour travailler aisément avec le pouvoir en place, il faut étouffer ses opinions. Je ne pouvais pas le faire [Sa participation à diverses manifestations de contestation ainsi que ses déclarations jugées « aigres » contre le pouvoir de Sambi lui ont en effet mis en porte-à-faux avec l'autorité insulaire]. » Et le nouveau fit part de ses ambitions : « Je suis exalté qu'on me confie ce poste et je suis bien déterminé à donner le meilleur de moi face aux nombreux défis qui m'attendent. Le problème des ordures qui jonchent nos ruelles et celui du vagabondage des animaux en font partie. Mais pour qu'on exige des uns d'assumer leurs responsabilités, il faut aussi que les autres accomplissent leur devoir », a-t-il déclaré en substance. Et la collation fut servie, dans la joie. Mais à la sortie de la cérémonie, il fallait avoir l'œil vif pour remarquer le drôle d'air affiché par la petite délégation conduite par Bacar Riziki, le commissaire à l'Intérieur de l'île, et comprendre que quelque chose n'allait pas. Une autorité chuchote : « Ça, c'est un "incident diplomatique" ! »

Il ne fallut donc pas trop fureter dans les coulisses du pouvoir insulaire pour découvrir que la fastueuse cérémonie d'investiture n'aurait jamais dû avoir lieu ! « Ce qui était décidé par le gouverneur, c'est que Mohamed Bacar devait être affecté comme fonctionnaire attaché à la mairie pour aider l'adjoint du maire sortant à expédier les affaires courantes, en attendant les prochaines élections communales, comme le veut l'Ordonnance en vigueur régissant les communes », nous confie une source du Commissariat, très proche du dossier. Ce qui s'est donc passé, d'après cette source, « c'est juste que ce monsieur – Mohamed Bacar – a mal compris l'histoire et a invité toutes ses connaissances à venir assister ce qui ne devait être qu'une simple séance de prise de contact avec l'adjoint de l'ex-maire ».

Doit-on penser qu'un excès de zèle a conduit l'ex-conseiller du gouverneur Moussa à confondre son rêve de devenir premier magistrat de Mutsamudu au protocole administratif ? On serait tenté de le croire, si, avant lui, de son côté le commissaire Bacar Riziki n'avait pas commis ce que son patron, le gouverneur, aurait qualifié de « sottise ».

C'est effectivement le commissaire qui a émis la décision exécutoire nommant Mohamed Bacar au poste de maire. Une « sottise », en effet, puisque c'est plutôt le gouverneur qui nomme provisoirement les maires, en pareil cas de vacance de poste, et nom un commissaire, fût-il de l'Intérieur. Mais le mal était déjà fait, et « il aurait été scandaleux d'arrêter la cérémonie de passation, avec toute cette foule d'invités », explique notre source.

Le hic, c'est que peu de gens dans la ville savent en ce moment que le nouveau maire investi samedi, n'a été maire... que durant la cérémonie ! Interrogé jeudi matin sur l'issue de cette situation, un membre du conseil municipal nous a tout simplement déclaré que « ce problème fait actuellement l'objet de discussions au sein du gouvernement de l'île ».

A.F.

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