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Le moment est venu pour nous de constater la détresse profonde et l’aspect dévasté de notre cher pays, les Comores où des valeurs élémentaires comme la démocratie,les droits de l’homme sont bafouées
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ADDIS-ABEBA : SAMBI FAIT ABSTRACTION DU DISCO... - 01/02/2010 à 23:28

 

ADDIS-ABEBA : SAMBI FAIT ABSTRACTION DU DISCOURS DE SARKOZY


TRIBUNE LIBRE

Dans son allocution à la 14e session du sommet de l'Union africaine (UA) qu'abrite la capitale éthiopienne Addis-Abeba, le chef d'Etat comorien a axé son discours sur la justification de la prolongation de son mandat, sans prononcer une seule fois le mot Mayotte. Tout le monde croyait peut-être « naïvement » que le président comorien allait se saisir de cette tribune pour prendre le monde à témoin du mépris et de l'arrogance de la France face au différend franco-comorien sur l'île comorienne de Mayotte. Lors de son passage à Mayotte pour célébrer le 15ème anniversaire de l'instauration du visa Balladur le 18 janvier 1995, le président français avait déclaré : « Je veux être entendu ici et ailleurs. Je ne laisserai à personne à aucune puissance étrangère le droit de décider de qui serait français et de qui ne le serait pas. Mayotte c'est la France, Mayotte restera française.»
Plusieurs observateurs comoriens ne comprennent pas pourquoi, le gouvernement comorien accepte d'accueillir les refoulés de Mayotte, alors que c'est le seul moyen d'amener la France à des vraies négociations pour trouver une issue favorable à ce différend franco-comorien qui est la cause de milliers de morts comoriens dans le bras de mer Anjouan - Mayotte.
En tout cas, cet oubli « pitoyable » ne va pas redorer l'image du chef d'Etat comorien, ternie par beaucoup de déceptions. En voilà une autre.

J.J Hess

Source : message reçu.
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Discours du Chef de l'Etat à Addis Abeba - 01/02/2010 à 23:21

 MAYOTTE : SARKOZY FERME SUR LES PRIX

Discours du Chef de l'Etat à Addis Abeba

Excellence Monsieur le Premier Ministre de la Republique Fédérale Démocratique d'Ethiopie ;
Madame et Messieurs les Chefs d'Etat et de Gouvernement ;
Excellence Monsieur le Président de l'Union Africaine ;
Excellence Monsieur le Président de la Commission de l'Union Africaine ;
Honorable Assistance ;
Mesdames et Messieurs ;

Monsieur le Président, permettez-moi tout d'abord, de joindre ma voix à celle de mes prédécesseurs pour vous exprimer mes chaleureuses félicitations, suite à votre élection à la présidence de notre Organisation.

Permettez-moi ensuite d'adresser, au nom de ma délégation et en mon nom personnel mes condoléances les plus attristées au peuple et au gouvernememnt éthiopiens suite au crash du vol d'Ethiopian Airlines qui a causé plusieurs pertes humaines.

Je voudrais, par la même occasion, exprimer mes condoléances au peuple et au gouvernement haitiens et leur exprimer ma profonde solidarité, suite au terrible tremblement de terre qui a causé des dégâts humains et matériels sans précedant, dans ce pays frère.

Permettez-moi, enfin, d'exprimer la profonde gratitude de ma délégation, à l'endroit du Premier Ministre Melès ZENAWI, du Gouvernement et du peuple éthiopiens, pour l'accueil chaleureux et la généreuse hospitalité qu'ils nous reservent depuis notre arrivée dans ce magnifique pays.

Je ne manquerai pas de saluer mon Cher Frère, le Guide de la Révolution de la Grande Jamahiriya et de lui adresser mes sincères félicitations pour l'immense contribution qu'il apporte à l'Union Africaine, ainsi que pour son courage, sa conviction et son engagement en faveur de la construction d'une Afrique qui, plus unie et mieux intégrée, saura mieux faire entendre sa voix sur la scène internationale.

Monsieur le Président ; Honorable assistance ;

Consacrer cette session de notre Organisation aux défis et aux perspectives des Technologies de l'Information et de la Communication, en vue de parvenir à une vue commune sur le développement des TIC en Afrique, est un choix judicieux, que je tiens à saluer.

En effet, la réussite de cette session, nous aidera à trouver un consensus sur l'harmonisation de nos politiques et de nos cadres juridiques et réglementaires, au niveau régional et continental, pour que le développement structuré des TIC en Afrique, l'industrialisation et la recherche sur les sciences et la technologie liés au secteur, puissent capter les investissements nécessaires.

C'est en créant un environnement propice, que nous pourrons attirer les bailleurs de fonds extérieurs et renforcer le développement durable des marchés des TIC sur le continent.

En tout état de cause, nous devons prendre en compte le secteur de l'éducation, en vue d'accroître le taux d'accès et d'utilisation des TIC dans nos pays.

Monsieur le Président,

Permettez-moi de vous parler de mon pays, après la libération de l'Ile d'Anjouan, pour vous dire que nous avons encore et toujours, à lutter, sans relâche, pour vaincre les situations économiques difficiles qui sont les grands défis de notre continent et qui ont été le terreau du séparatisme dans mon pays.

En effet, mon Gouvernement avait hérité d'une architecture institutionnelle complexe et extrêmement coûteuse qui est, d'une part, le fruit de notre insularité et d'autre part, le résultat d'une décennie de séparatisme.

Avec ses quatre Parlements dont un pour l'Union et trois pour les îles autonomes, ses quatre Présidents qui constituaient les Exécutifs de l'Union et des îles, ses quatre Gouvernements, mais aussi ses quatre Constitutions, le pays se trouvait souvent paralysé par des conflits de compétences.

Par conséquent, mon Gouvernement devait non seulement gérer la confusion issue de ces appellations identiques mais aussi, tenir des élections tous les ans avec tous les coûts que de tels processus occasionnent.

En effet, alors que j'ai été élu en 2006, les Présidents de l'Iles de Mwali et de Ngazidja l'ont été en 2007. En 2008 s'est tenue l'élection du Président de l'Ile de Ndzouani et nous avons, en 2009, élu les députés de l'Union et les Conseillers des îles, pour faire face ensuite à une élection présidentielle en 2010 et, dès l'année 2011, recommencer le même cycle.

Ayant pesé le tort que cela causait à mon pays et après avoir pris conscience que même des pays developpés, auraient eu du mal à maintenir un tel rythme, j'ai alors proposé, étant donné que la Constitution me l'autorise, une révision de certaines dispositions de la Constitution, pour un meilleur fonctionnement de l'Etat.

Cette proposition a obtenu un soutien sans appel du peuple comorien, par la voie d'un référendum qui a été reconnu comme étant libre et transparent aussi bien par les Comoriens eux-mêmes que par la Communauté internationale.

A la suite de cette révision constitutionnelle, les Présidents et les Ministres des îles sont devenus respectivement des Gouverneurs et des Commissaires et les députés des îles sont désormais appelés les Conseillers des îles.

Plus important encore, les Comoriens ont approuvé l'harmonisation des mandats des Exécutifs de l'Union et des îles pour diminuer le nombre des scrutins et en limiter le coût difficilement supportable par le maigre budget de l'Etat.

La question qui demeurait, toutefois, à résoudre était celle de la date où cette harmonisation devait intervenir.

Le dialogue inter-comorien et les différents rencontres que j'ai eues avec les Gouverneurs n'ayant pas enregistré une convergence de vues sur cette question, puisque chaque Gouverneur souhaite aller jusqu'au terme de son mandat, il revenait au peuple souverain de trancher sur cette question de la fixation de la date des élections des exécutifs des îles et de l'Union, à travers le Congrès qu'il a élu.

Ainsi, mes chers frères et soeurs, ce Congrès doit se réunir dans les semaines à venir, et c'est ainsi que l'année 2010 se présente, sur le plan politique, comme étant une année déterminante pour l'avenir de mon pays.

Bien évidemment, mon Gouvernement qui a toujours été soucieux du respect de la Constitution et plus particulièrement de l'incontournable principe de la présidence tournante, veillera à ce que l'île de Moili, à laquelle revient la présidence du pays après la Grande Comore et Anjouan, puisse présider aux destinées des Comores, à l'issue des prochaines élections présidentielles dont la date sera fixée par le Congrès
.


Excellences ; Mesdames et Messieurs ;

Sur le plan économique et financier, le Document de Stratégie de Croissance et de Réduction de la Pauvreté a obtenu sa validation technique et politique en 2009 et l'Union des Comores vient de bénéficier de l'appui du FMI au titre de l'assistance d'urgence post conflit.

Le succès enregistré dans la mise en œuvre de ce programme a permis à notre pays de convenir avec le FMI d'un programme formel qui a été entériné par le Conseil d'administration du FMI, en novembre dernier.

Ainsi, mon pays est aujourd'hui bien placé pour accéder aux mécanismes d'allègement de sa dette dont le lourd fardeau joue un rôle néfaste sur le développement du pays, aussi bien au niveau des finances publiques qu'au niveau de la crédibilité de notre pays vis-à-vis de la Communauté financière internationale.

L'élimination de la pauvreté étant aujourd'hui admise comme indispensable, mon Gouvernement a placé la lutte contre la pauvreté, sur toutes ses formes, au cœur de son action et des priorités nationales, conformément aux Objectifs du Millénaire pour le Développement et aux engagements internationaux auxquels les Comores ont souscrits.

Aussi, aujourd'hui, l'Union des Comores a t-elle plusieurs raisons d'être optimiste.

En effet, en début d'année, un Forum Economique sur les Comores s'est tenu à Koweït-City et douze grands projets de développement ont été retenus par les bailleurs de fonds.

A la suite de la résolution de la Ligue des Etats Arabes sur la tenue d'une Conférence des bailleurs en faveur des Comores, mon Gouvernement travaille actuellement en étroite collaboration avec les autorités du Qatar et la Ligue des Etats Arabes en vue de l'organisation de ce forum qui se tiendra les 10 et 11 mars prochains à Doha, et dont la réussite ne fera que renforcer l'espoir d'une relance économique durable dans mon pays.

Pour leur part, le Fonds Koweitien, le Fonds Abu-Dhabi, le Fonds Saoudien, et l'Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole qui ont manifesté leur bonne disposition à l'égard des Comores, ont pris l'engagement de reconsidérer leurs créances envers le pays, afin de l'aider à sortir des listes infamantes des pays lourdement endettés.

Enfin, de son côté, la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique a accepté un plan de rééchelonnement négocié avec notre pays.

Monsieur le Président, Honorable assistance,

Comme vous pouvez le constater, toutes ces perspectives, et la liste n'est pas exhaustive, laissent présager un avenir meilleur pour mon pays.

Parralèllement, mon Gouvrenement travaille sans relâche pour consolider la culture de la démocratie dans un pays où il y a encore quelques années, les hommes politiques devraient recourir aux consensus pour resoudre leurs conflits et aux coups et tentatives de coup pour accéder au pouvoir.

En effet, les Comoriens doivent comprendre que ces temps sont révolus, que seul le passage par les urnes, doit permettre l'accès au pouvoir, car c'est la seule manière de preserver la paix et la stabilité, conditions indispensables à un développement socio-économique durable.

C'est pourquoi, je lance un appel pressant à notre Organisation, l'Union Africaine, qui, il y a deux ans, a déployé des efforts inlassables, que nous ne remercierons jamais assez, pour rétablir, par la force, l'ordre constitutionnel, l'intégrité territoriale et la paix en Union des Comores, mais aussi à la Communaute Internationale dans son ensemble, pour qu'elles continuent à nous apporter leur appui et leur assistance, afin que mon pays puisse saisir les innombrables opportunités qui se présentent à lui, et par conséquent, franchir sans encombre, ce cap de 2010 qui s'avère si prometteur.

Je vous remercie.

source: Beit-Salam
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Les femmes, à Mohéli, clament le départ de Sa... - 01/02/2010 à 23:10

 

Les femmes, à Mohéli, clament le départ de Sambi le 26 mai 2010



Fomboni, lundi 1er février 2010 (HZK-Presse) – Ce samedi après midi, la place de l'indépendance de Fomboni, ou place de la réconciliation nationale était envahie de femmes venues de différentes régions de Ngazidja et Mwali, réclamer la tenue des élections primaires à Mohéli dès ce mois de mars. « Le 26 février Sambi doit appeler le collège électoral sinon nous vous inviterons à Moroni pour le lancement officiel des primaires, qu'il le veuille ou pas » lance la première dame de l'île de Ngazidja Mme Ralia Abdouloihabi lors de son intervention devant une foule de plusieurs centaines de femmes. Et derrière elles, les deux anciens présidents de l'assemblée nationale Saïd Dhoifir Bounou et Salim Djâbir Salim. L'ancien ministre Ali Assanaly, le président du conseil de l'île de Mwali Attoumane Mahoma (Passoco) et d'autres hautes personnalités ont pris part à ce rassemblement de la gente féminine.

« Dans tous les combats mohéliens ce sont les femmes et les jeunes qui prennent le devant, nos pères, nos grand-frères, nos maris nous soutiennent » rappelle Mme Hadidja Mansour (dite Mme Soifa) l'animatrice principale et candidate malheureuse à la députation dans la 2e circonscription (Fomboni-Moimbao) sous l'étiquette du parti ANC.

La cérémonie a été également honorée par la première dame de l'île de Djoumbé Fatima Mme Djazmati Radjabou. Mme Mohamed Hassanaly, l'ancienne ministre du pouvoir insulaire Mme Hidaya Salim, l'ancienne commissaire de l'île aux affaires féminines Mme Bouchrati Abdoulhalim, l'ancienne ministre de l'Union sous le régime Azali, Mme Sitti Maoudjoud et plusieurs autres cadres.

Après avoir remercié les femmes de Ngazidja pour le déplacement qui « témoigne leur solidarité pour la cause mohélienne », Mme Andhoimati Mikidadi (Mma fayizi) la première à prendre le micro a tenu d'abord à rappeler que personne n'a fait l'école de président pour dire que Mohéli ne peut pas être à la tête de ce pays comme le disent certains. « Lors du tour de Ngazidja et Ndzouani les mohéliens ont participé massivement et quand approche le tour de Mwali, on vient avec un referendum modifiant la constitution pour s'éterniser au pouvoir » a-t-elle martelé.

Et l'oratrice de poursuivre « lors des dernières élections législatives, vous avez vu comment les mohéliens se sont exprimés, pour montrer au monde ce que veut Mohéli. Nous sommes prêts pour cette tournante dès le 26 mai ». « C'est nous qui représentons ici Mohéli, mais pas ceux qui, contre un morceau de pain, disent n'importe quoi... », faisant allusion à un notable de Mwali qui a été chahuté samedi matin à l'aéroport de Fomboni par des femmes déchaînées, pour avoir tenu des propos à Moroni favorables à un éventuel prolongement du mandat de Sambi. Elle a rappelé aux députés et conseillers de l'île l'animal qui a été sacrifié et le hitma lu sur cette même place pour la même cause, « si vous faites la moindre bêtise ce hitma tranchera » conclut-elle.

Quant à Bibi Mkouboi de Mitsamihouli, « nous sommes venues de Ngazidja vivre la réalité puisque là-bas on nous fait croire que Mohéli n'est pas encore prête pour gouverner le pays, or ce que je vois aujourd'hui, c'est tout le contraire, un signe que le 26 mai 2010 la tournante viendra » dit-elle. « Ce 26 mai nous allons déraciner le baobab pour planter un cocotier » lance-t-elle.

L'on notera entre autre l'intervention de Mama Djamila, la présidente de ce mouvement de Ngazidja dont l'objectif selon elle est de défendre le droit de la femme, lutter contre le séparatisme et promouvoir l'égalité des îles. Elle a tenu à préciser que les 7 régions de Ngazidja sont bien représentées à cette cérémonie. « Si les primaires ne sont pas tenus dans les prochaines jours, en 2014 ce sera à nouveau le retour de Ngazidja », a surenchéri Mama Djamila avant d'ajouter que si « vous allez en djapawa ou à pieds, nous irons toujours avec vous jusqu'à obtenir le du de Mwali le 26 mai ».

Quant à Mme Abdouloihabi qui dit avoir pris part dans la lutte mohélienne pour la présidence de l'assemblée dans un mouvement connu sous le nom de hahihou, « Mohéli a géré des primatures, des présidences de l'assemblée, qu'est-ce qui l'empêcherait de diriger le pays » s'est-elle demandé avant de préciser que le congrès ne décidera rien pour le 26 mai. Il décidera de la date de l'élection d'un président avec des gouverneurs mais pas sur le terme de son mandat qui s'achève ». « Comme a dit l'autre s'il veut continuer ses projets, qu'il vienne se porter candidat à Mwali, la constitution le lui permet » a conclu la première dame de l'île de Ngazidja devant une banderole sur laquelle on peut lire « ye shariya na shistehiwa ba wuwo ndo mzazé wahé amani ».

Reportage de Mouayad Salim
Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)
Comores / Politique & institutions
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Quand le mollah mécréant chiite voulait le po... - 01/02/2010 à 23:04

 

Quand le mollah mécréant chiite voulait le pouvoir!

Quand le mollah mécréant chiite voulait le pouvoir!
LETTRE OUVERTE DU CANDIDAT SAMBI AU PRESIDENT AZALI
LETTRE OUVERTE DU CANDIDAT SAMBI AU PRESIDENT AZALI
Bonjour,
je voudrais juste encourager le député Abdou Djabir de sa décision et aussi de l'informer que le chemin qu'il parcours c'est le même ou ses frères anjouanais avaient pris même s'ils veulent plus entendre personne de parler de tournante.Ils se mobilisaient,s'unissaient et se réunissaient dans des maisons à la coulée en publiant des lettres ouvertes adressées au président de l'époque, des recensements des cadres anjouanais pour propositions à des nominations et dont voici quelques preuves que j'ai dans mes archives.
NIZAR



SON EXCELLENCE
MONSIEUR AZALI ASSOUMANI, PRÉSIDENT DE L'UNION DES COMORES

EXCELLENCE,

Comme à l'accoutumé, à l'occasion du jour sacré de l'ID El FITR vous vous êtes adressé à la nation pour exprimer aux Comoriens vos vœux pour la fin de ce mois sacré et en même temps toucher du doigt un certain nombre de points relevant de leur quotidien . Pour cette année, ce fut la hausse du carburant, la question de la tournante et enfin le problème de Mayotte avec tout ce qu'il implique (traque des comoriens, participation des jeunes Mahorais aux jeux des îles, Visa Balladur etc.).

Vous avez su faire preuve de discernement, en rassurant les citoyens que le carburant connaîtra une baisse, minime soit-elle, mais significative au vue de la conjoncture marquée par une crise socioéconomique aiguë. Cela était crucial, car le peuple entier l'attendait, tout comme il attendait avec impatience votre allocution au lendemain des évènements qui ont secoué notre pays, il y a quelque semaines. Cette fois ci vous avez montré aux Comoriens que vous savez entendre leurs doléances. Pour la question de Mayotte, compte tenu de son ampleur et de la gravité que connaissent les évènements ces derniers temps, je dois vous dire, Monsieur le Président, que votre silence, tout comme celui de votre Gouvernement étaient trop pesants même si nous savons tous que cette affaire vous préoccupe, à plus d'un titre.

En effet, votre Gouvernement se devait d'agir, surtout quand on sait à quel danger sont exposés nos compatriotes !(les bateaux qui arrivent tous les jours dans nos ports témoignent de la traque que subissent nos frères à Mayotte). Quant à la participation des jeunes Mahorais aux jeux des îles, je laisse le soin à la population comorienne de juger votre décision.

Et pour la tournante, et c'est là où je vais m'attarder un peu plus, comme vous l'avez, sans nul doute, imaginer, je dois vous avouer que j'ai été, on ne peut plus, perplexe car entre votre discours en français et celui en comorien, la confusion était si grandissante ! Oui, Monsieur le Président, si à travers votre allocution en français vous manifestiez votre entière disponibilité à organiser les élections, à condition qu'elles soient libres, transparentes et démocratiques, ce qui est, d'ailleurs, tout à fait louable, votre discours en comorien laisse dubitatif à plus d'une personne !

Comment vous pourrez, vous, Garant de l'exercice de l'autorité de l'Union sur l'ensemble du territoire, brandir l'absence de celle-ci à Anjouan quand on sait que vous aviez tous les moyens pour que cette autorité y soit effective.

Il est vrai que les autorités anjouanaises, au premier chef desquelles, le Président lui-même, n'ont jamais vu d'un bon œil à ce que l'Union des Comores y soit présente car trop encombrante ! mais il faut savoir que l'absence de celle-ci est beaucoup plus préjudiciable au citoyen anjouanais qu'à ces autorités ! Prenez le cas du secteur de l'éducation, pour ne citer que celui là, où les enfants anjouanais sont plus que victimes de l'entêtement de leurs chefs, lorsque nous savons que, pendant ce temps, les propres enfants de ceux-ci passent le baccalauréat comorien et fréquentent soit l'Université des Comores, quand ils n'ont pas les moyens de se payer des études à l'extérieur, soit bien sûr les universités étrangères, quelquefois même avec une bourse octroyée par les autorités de l'Union.

Mais vous aussi, Monsieur le Président, vous avez des Vice Présidents qui représentent les îles et qui auraient été plus utiles dans leurs îles respectives, car proches de leurs électeurs, si, bien entendu, vous leur aviez conféré les pouvoirs nécessaires à l'exercice de leur autorité. Cela aurait donné plus de crédit à l'Union des Comores !

Monsieur le Président,

Quels moyens ont ils été accordés à vos représentants (l'ancien Premier Ministre, Mr Nourdinne BOURHANE ; c'est celui là qui me vient à l'esprit !) là bas, à Anjouan ou même à Mohéli avec votre frère d'arme le Colonel Anrifi ? Parlant de frères d'armes, il est vrai que l'Armée Nationale de Développement (AND) n'a aucune légitimité à Anjouan ; mais n'est ce pas vous qui avez trop concédé aux responsables séparatistes lors des multiples rencontres de Fomboni, leur faisant comprendre que le statut d'Anjouan reste inchangé jusqu'à ce que le processus de réconciliation nationale arrive à son terme ! Je pense, sans donner raison à ceux qui empêchent à ce que l'Armée soit unique partout aux Comores, que ce dernier n'arrivera, effectivement, à son terme que lorsque la tournante aura tourné ! et puis, entre nous, qu'est ce qui a été fait depuis que la loi sur la sécurité intérieure a été votée et non promulguée ?

Monsieur le Président,

A quel moment avez vous interpellé la Communauté internationale pour lui signifier de la non présence de l'autorité de l'Union des Comores à Anjouan, si ce n'est lorsque le Député de Domoni, surnommé « Félé » fut refusé à l'Assemblée de l'île ! et grâce à la pression de ladite Communauté internationale, la Démocratie a triomphé !

Donc Monsieur le Président, et de Grâce, ne sapez pas le processus de réconciliation nationale, si cher aux comoriens, sous prétexte que vous n'êtes pas prêt à assumer la responsabilité d'organiser des élections là où l'autorité de l'Union ne se soit pas exercée ! La Communauté internationale (l'ONU, l'UA) n'organise pas d'élections, elle appuie un processus électorale, supervise le déroulement des élections, mais n'organise pas, encore une fois, d'élections ! Nous ne sommes pas en Afghanistan, ni en Iraq pour confier à la communauté internationale l'organisation de nos élections. La Communauté internationale, va nous aider à réaliser ces dernières et nous en sommes d'avance très reconnaissant et la remercie infiniment !

Pour finir, Excellence, je voudrai faire appel à votre sens de l'honneur et à votre sens de la responsabilité pour que vous meniez le bateau de la réconciliation nationale à bon port, et que Commandant de ce bateau depuis les premiers accords de Fomboni, vous débarquiez avec tous les honneurs ! Je vous remercie !

OUSTADH AHMAD ABDALLAH SAMBI "


"MESSAGE AUX CADRES ANJOUANAIS SOUCIEUX DU LENDEMAIN D'ANJOUAN ET DES COMORES

Les Comores sont rentrées dans la légalité constitutionnelle depuis 2002 et selon la Constitution approuvée par les comoriens en Décembre 2002, la tournante devra revenir à l'île d'Anjouan au terme du mandat actuel du Président de l'Union. Ceci voudrait dire que des échéances électorales sont à préparer, à commencer par les Primaires qui devront désigner les candidats potentiels à la présidence de l'Union, ensuite l'élection présidentielle elle-même.

A ma grande surprise, jusqu'alors aucune préparation n'est en vue laissant croire à un désintérêt total pour ces échéances ô combien primordiales pour la destinée des Comores en général et d'Anjouan en particulier. Un tel désintérêt, s'il est réel, devra être combattu car il y va de la responsabilité de tout un chacun et surtout pour ceux qui sont épris de justice, d'équité et de bien être du peuple. Certes, ce désintérêt peut être profitable pour certains mais ne leur accordons pas ce privilège pour se faire bonne conscience en s'appuyant sur le faux prétexte du « qui dit rien, consent » . Ca serait leur donner raison !

Anjouan a fait preuve, dans son histoire lointaine, de beaucoup de maturité politique et se doit aujourd'hui de relever le défi qui lui sera posé pour cette présidence. Et ce défi ne pourra être relevé que par les enfants de cette île pour lui redonner le rayonnement qui était le sien, en posant dès maintenant les bases mêmes des grandes orientations pour la gestion du pays. Ne laissons pas l'histoire se faire d'elle-même, ça serait faire un grand tort à notre cher pays !

Soyons les acteurs principaux de cette reconstruction, car il s'agit d'une véritable reconstruction ; et ne laissons pas les « TOURNANTO –SCEPTIQUES » nous faire croire que c'est eux et eux seuls qui détiennent le monopole du cœur pour ce pays ! Initions la réflexion pour cet évènement qui nous attend au tournant, car ailleurs le débat est dans la rue, même s'il ne s'agit pas de celui que l'on attendrait. En tout état de cause, quel que soit le débat, la tournante devra avoir lieu ! Maintenant reste à savoir :

• Quel type de gestion devra-t-on adopter pour le pays ?
• Quelles sont les véritables aspirations des comoriens ?
• A quel degré d'applicabilité de la Constitution en sommes nous arrivés ?
• Quelle marge de manœuvre est-elle accordée aux îles dans leur gestion autonome ?
• Quel type de rapport devra-t- il y a voir entre l'Union et les îles autonomes ?

En voici quelques questions que devront se poser les anjouanais par rapport à cette échéance ! Etant entendu que toutes ces questions et d'autres susceptibles d'être posées sont indissociablement liées aux choix du candidat à la magistrature suprême du pays. Et ce choix souverain, en somme, devra être opéré, cette fois-ci, en premier lieu par nous ANJOUANAIS !LA BALLE EST DANS NOTRE CAMP !

Candidat Ahmed Abdallah Mohamed SAMBI



Liste des cadres anjouanais résidents à la Grande Comores destinataires du message

I) Secteur de l'Education

• Ahmed JAFFAR,
• Amroine DARKAOUI,
• Othmane ABDOU,
• Kamal-Eddinne AFRAITANE,
• Saïdi MAHAMOUDOU,
• Aïnoudine SIDI,
• Ali Mohamed GOU,
• Saïdali THAOUBANE,
• Djamal DJANFFAR,
• Abdallah SINANI,
• Naoilidine HOUMADI,
• Allaouidine ABDOU,
• Dr M'baraka ABDALLAH CHARIF,
• Anissi CHAMSIDINE

II) Secteur de la Santé

• Mohamed Abdou BOBAH,
• Dr RIDHOINE,
• Dr SOUNHADJE,
• Dr ADA,
• Dr KARIMA,
• Dr Ali YAHAYA,
• Soifawi ANFANE,
• Dr Mahamoud SAÏD (UNICEF),
• Dr Ibrahim SOUBIRA

III) Secteur des Finances

• Ahmed Houmadi YAHAYA,
• Nidhoimi,
• Dayimou,
• Chamsiddine MOHAMED,
• Abdou Raouf AFRAITANE,
• Djaffar Ahmed HAFI,
• Mohamed Houmadi (DJALA),
• Saïndou DJAZILA

IV) Secteur des Affaires Etrangères

• Houdhoier INZOUDINE,
• Daoud ATTOUMANE,
• Abdallah MOHAMED ( Abou Protocole),
• Djamila Hassane ALFEINE,
• Moustakime Saïd ATTOUMANE,
• Sitti Anturia Ali MOHAMED,
• Nakchami NAÏLANE,

V) Secteur de la Production

• Mohamed BACAR DOSSAR,
• Dhoihari TOILHA,

VI) Secteur de la Fonction Publique

• Toulaïbi M'SA SAÏD,
• Andili,
• Talmidhou,
• Kamal (Inspecteur),
• Mohamed NAFION,
• Nourou SOIBAHADINE,

VII) Secteur du Transport et Tourisme

• Abdou SAÏD,
• Ibrahim KASSIM,
• Mohamed MAZAMBA,
• Mohamed SOIBAHADINE,
• Hafidhou AHAMADA,
• Hadidja MOUNDHIROU,
• Sitti ATTOUMANE,
• Ihssane HOUMADI,
• Mohamed LOSANGE,
• Abdou AHMED,
• Yssouf de Ouani,
• Ahmed ATTOUMANE (Charlie),
• Hatim Ahmed NADHIR,
• Bourhane AMHED BOURHANE,
• Nassur de Domoni
• Elamine,

VIII) Services rattachés

• Chahalane HOUMADI,

IX) Secteur des Postes et Télécommunications
• Ahmed ABDOU SAÏD,
• Marie AHMED ABDOU,
• CHAÏBATI,
• THABITI M'HADJI,
• ADAMS (PSD),
• Marie ABDALLAH,
• AMADI
• Mohamed YOUSSOUF RACHID,
• ASSASOUDINE,
• Daniel ABDOULHALIM

X) Secteur de l'Armée

• Abdoulbastou AHMED ABDOU,
• Issoim BACAR DOSSAR,
• Ibrahim SALIM,
• Combo AYOUBA,
• DAOUD (MATABA),
• Ahmed SIDI

Message à la commission nationale électorale

Moroni le, 10/11/06

Monsieur le Président de la Commission
Nationale Électorale
Moroni


Objet : Sécurisation du scrutin du 14 mai 2006

Monsieur le Président,

L'honneur m'échoît de saisir l'Institution que vous avez l'honneur et le privilège de présider pour vous rapporter ce qui suit et rappeler votre attention, votre personnalité et votre intégrité.

Des rumeurs amplifiées et persistantes circulent sur l'ensemble du territoire nationale et font état d'une volonté préméditée et malveillante de vouloir tricher massivement les élections du 14 mai 2006. Je ne voudrais à cet effet ne pas croire à ces rumeurs mais plus encore je ne voudrais pas paraître naïf.Cela serait, tellement, flagrant mais j'ose croire que les comoriens que nous sommes et la communauté internationale qui nous accompagne, sommes déterminés à donner une chance à notre cher pays, les Comores.

Des élections libres, démocratiques et transparentes reconnues par toutes les parties donneront crédit à notre pays. La liberté de choisir et de gagner par les urnes renforcera la confiance et l'espoir de tous les citoyens comoriens.

Évitons la grosse bêtise de vouloir reproduire et modifier les listes électorales d'acheter les cartes de certains électeurs parce qu'ils sont dans les besoins et d'acheter purement et simplement le vote de certains.Encore une fois, je ne voudrais pas croire à tout ceci parce que c'est dénigrant mais avertir c'est prévenir et comme disent les autres, il vaut mieux prévenir que guérir.Rappelons nous que nous venons de très loin.Évitons de retomber encore plus bas. Le pays et le peuple sont fatigués. Serrons les coudes et construisons l'avenir de notre pays.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma considération distinguée.

Ahmed Abdallah Mohamed Sambi


Copies :
- Cour Constitutionnelle
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COMORES, LE PAYS OU LE SURENDETTEMENT DEVIENT... - 01/02/2010 à 22:59

 

COMORES, LE PAYS OU LE SURENDETTEMENT DEVIENT L'HONNEUR D'UN PAYS

COMORES, LE PAYS OU LE SURENDETTEMENT DEVIENT L'HONNEUR D'UN PAYS
COMORES, LE PAYS Où LE SURENDETTEMENT DEVIENT L'HONNEUR D'UN PRESIDENT
Comoriens et Comoriennes, et si on vous dit la signification de ce qui fait danser tant le président Sambi !

Je suis surpris d'entendre et de constater il ya trois semaines de cela, que le président invitait les Comoriens et les Comoriennes, les medias et son gouvernement à danser tam-tam à l'appui parce que disait-il :
les Comores se trouvent parmi les pays criblés de dettes, et il faut absolument que les organismes internationaux acceptent d'effacer sans condition la dette, car ce pays les Comores, est incapable d'honorer ses devoirs. Autrement dit « Sambi wowampatsa wamba », ce qui est grave il veut nous faire avaler que c'est un succès de son gouvernement (un gouvernement surendetté incapable de payer 1% de sa dette, c'est un honneur ?). Monsieur le président, osez dire cela à un Comorien en langue Comorienne (wowa hupatsa wa huva), vous verrez la réaction.

Ainsi deux points m'interrogent : il est vrai que tous les pays du monde s'endettent, mais ce qui est drôle chez nous, non seulement que nos autorités ne se demandent jamais la question : comment nous allons payer ces dettes ? Mais aussi aucun projet économique à la hauteur de ces endettements n'a eu le jour aux Comores. Ce qui veut dire que nos autorités n'envisagent pas un jour, arrêter la mendicité.
Ah il a parlé si vite Mohamad Toihir, on doit lui dire que dans la république des imberbes, notre sol très fertile nourrissait les Comoriens et les Comoriennes.

Deuxième interrogation : nos autorités sont des mendiants ? Sinon comment expliquer le fait que depuis la mort de la république des imberbes du feu Ali Soilihi, notre pays ne peut plus résister 30 jours sans mendier à l'extérieur ? Grave encore cela n'est pas un soucie des hommes qui nous gouvernent.

Oui Mrimdu le dira 100 fois s'il le faut : il faut que la politique mendiante disparaisse aux Comores, car cette politique est une bombe à retardement qui ne fait qu'accroître la misère et créer un peuple mendiant.

Encore une fois : Nous avons le devoir de faire comprendre aux Comoriens qu'à l'extérieur, ils sont représentés par un homme en turban ou en costume cravate, qui se dit le porte-parole d'une terre stérile et d'un peuple de va-nu-pieds, et cela pour pouvoir demander un maximum d'aides et pouvoir augmenter la dette sans jamais se demander comment nous pouvons payer cette dette.
Voilà quelle est la politique comorienne à l'extérieur.

Mais cet homme en costume cravate ou en turban, lorsqu'il retourne aux Comores, dit aux Comoriens :
« Vous êtes un peuple souverain, vous vivez impeccablement, vous êtes bien comme vous êtes. »
Et ça, c'est la politique à l'intérieur des Comores.
Il y a là un double discours : celui de l'extérieur, avec ses formules de politesse, et celui de l'intérieur, qui consiste à dire aux Comoriens qu'ils peuvent bien rester pauvres, parce que c'est la nature qui les a faits comme ça.

Chers Comoriens, la mendicité n'est pas une ressource.

Abdou Hamadi Mrimdu
Auteur du livre « Comores, le symptôme du chaos »
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