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Le moment est venu pour nous de constater la détresse profonde et l’aspect dévasté de notre cher pays, les Comores où des valeurs élémentaires comme la démocratie,les droits de l’homme sont bafouées
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LES FEMMES ONT PRIS LES RÊNES POUR LA TOURNAN... - 14/02/2010 à 23:59

 

LES FEMMES ONT PRIS LES RÊNES POUR LA TOURNANTE

LES FEMMES ONT PRIS LES RÊNES POUR LA TOURNANTE
Les Femmes ont pris les rênes pour la Tournante

La Femme Comorienne s'est encore exprimée pour la Tournante



"C’est entre Mohéliens et Anjouanais que le débat et les émulations vont se centrer cette fois",a déclaré Mme Zahariat Said porte parole du mouvement Mohélien pour la Tournante en mai 2010, avant d’interpeller Mme Hadjira Sambi, Première dame de la nation pour lui exhorter de s’exprimer en tant que femme et d’influer pour que la Tournante tourne pour l’équité des îles et la stabilité des Comores.

C’est au tour de Ngazidja le samedi 13 février 2010, suite à la première grande rencontre eue antérieurement à Fomboni- Mohéli, que les femmes Comoriennes se sont données rendez vous pour continuer à défendre la Tournante Mohélienne.

Le Foyer des Femmes de Moroni était plein comme un œuf. Plus de 2000 personnes y avaient pris place. Des notables, des membres du Gouvernement de Ngazidja, des Députés et des leaders de l’Opposition Nationale, avaient pu se frayer une place parmi ces nombreuses femmes venues des quatre coins du pays.

Une forte délégation venant de Mohéli était présente et cela malgré le boycott de leur voyage tant dans les avions que pour le bateau, par un inconnu que tout le monde pourra deviner.


Après la lecture du Coran par une petite fille de la région de Hambou, Mme Sitti Oumar Tamou du Mbadjini a exprimé son désarroi quand à l’obstination du Président Sambi et son Gouvernement de vouloir coûte que coûte proroger son mandat. Elle a fini par appeler ces gouvernants à beaucoup plus de responsabilité et de retenu.


Avec beaucoup de talent, Mma Faizi doyenne de la délégation mohélienne a pris les habitants des autres îles à témoin de l’histoire des Comores. Elle les a appelé à compléter la cotisation consensuelle en donnant sans tourments à Mohéli sa place.

« Mohéli est petite par sa taille et intrinsèquement par le nombre d’habitants, mais Mohéli a occupé toutes les autres hautes fonctions de l’Etat ; Mohéli saura alors diriger la destinée des Comores mieux que tant d’autres. L’île de Mohéli qui n’a jamais fait dissidence d’ailleurs a toujours servi de base pour toute reconquête de stabilité nationale à Anjouan », a – t- elle martelé. Le 26 mai 2010, l'altérnance est inévitable.

Quand au chant de Maman Hayiria de Tsidjé le public était envoûté avant d’être mis tout en transe par la chanson de la Tournante. L’ensemble des participants a dansé et a chanté à tue tête en comorien et en choeur : « la nation comorienne s’est entendue ; toutes les îles dirigeront la destinée du pays ; Mohéli n’a pas encore eu son tour ; terminons la boucle du pouvoir île par île ».

A Maman Djamila présidente du mouvement des Femmes de Ngazidja de terminer, après l’ancienne Député de Mitamiouli-Mboudé Mme Djoueria, en interpellant Ikililou, Oukacha et Fouad Mohadji respectivement vice-président et ministres originaires de Mohéli, à un sursaut d’appartenance insulaire pour le salut de la nation ; au président de l’Assemblée Nationale d’éviter un chaos similaire du ‘’kafa’’ catastrophe de Majunga.

Si ces gouvernants écoutaient leur propre petite voix interne, ils rebourseraient chemin immédiatement !!!

M. Ali Said
source: dafinemkomori
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Abdoulwahab Mohamed Ali Saïd détiennent les c... - 14/02/2010 à 23:53

 

Abdoulwahab Mohamed Ali Saïd détiennent les clefs de la Tournante en 2010.

  Abdoulwahab Mohamed Ali Saïd détiennent les clefs de la Tournante en 2010.

je ne crois pas que le rappel au respect des accords de Foumboni suffira à freiner l'appétit de Sambi et des ses petits camarades pour une prolongation de son mandat au-delà de 2010.Contrairement à ce qu'on raconte ici et là, rien ne doit obliger Sambi à se soumettre à des accords désuets de 2001 lesquels ont été signés par des séparatistes de toutes les 3 îles, dont leur légitimité est contestable, alors que depuis, les Comoriens ont successivement voté par voie référendaire en faveur de 2 constitutions.

Par conséquent la dernière constitution doit automatiquement remplacer les précédentes. Il faut aussi se rappeler que la révision de la constitution par Sambi comme sa volonté de vouloir prolonger son mandat risque de créer un précédent qui donnera des idées aux prochains présidentiables. D'ores et déjà certains politiciens n'hésitent pas à dire publiquement qu'il faut accorder aux Mohéliens leur tour et après on verra pour mettre fin à un système complexe qu'est la tournante.

Ils défendent d'une part, la tournante en faveur d'une île pour plus d'équité et del'autre ils attendent impatiemment leur tour pour imposer une autre constitution qui mettra un terme au système actuel. Quelle ambiguïté ? Aussi il est curieux de constater que l'opposition nationale comme par pudeur ou complicité, évite de dénoncer les dérives de Sambi dans la gestion du pays et en matière de politique internationale.

Elle se limite à la revendication bien louable, en faveur de la tournante pour 2010 alors que cette stratégie n'est pas aussi mobilisatrice qu'on le croit à l'endroit d'une population ignorante, affamée ne comprenant pas toujours le langage des intellectuels.Le manque de cohésion dans les rangs de l'opposition explique les échecs successifs lors du référendum de la révision de la constitution et récemment dans les législatives.

La multitude des candidatures dans les rangs de l'opposition a cassé la dynamique contre la politique générale de Sambi ; les législatives étant réduite au rang d'une élection locale par laquelle des enfants de la même tribu se disputent une place sans enjeu national. Si on considère qu'on a volé à Mohamed Djaanffar, seul candidat de l'opposition dans la région de Sima, sa victoire aux législatives, on peut aussi dire qu'il s'agit d'un exemple concret nous rappelant que l'opposition par ses divisions a manqué une occasion de battre Sambi dans l'ensemble des circonscriptions.

Force est de constater qu'à ce jour l'opposition n'a pas encore pu désigner un leader nationale ou régional pour chaque île, alors que la mouvance présidentielle comme un seul homme s'est alignée derrière Sambi. La naïveté et l'aveuglement de l'opposition me font craindre le pire. J'ai peur que l'opposition ignore que seul Mohamed Ali Saïd et Mohamed Abdoulwahabi peuvent faire partir Sambi en respectant la constitution en vigueur dans le cadre de l'harmonisation des élections.

Il s'agit du mobile évoqué par Sambi pour justifier sa volonté de réviser la constitution ; en conséquence, le président sera obligé de faire preuve d'autres talents mystiques ou divins pour convaincre les comoriens de sa honnêteté intellectuelle. Sambi ayant pris goût au pouvoir, ne peut pas lâcher prise car il a bien compris avant tout le monde que cette communauté internationale si attendue par l'opposition n'a aucun intérêt à faire partir un président docile qui sait ménager le choux et la chèvre en tenant dans les ondes de la radio nationale un langage différent de son action à l'étranger.

L'habillement de Sambi comme sonintérêt pour le chiisme ne le fait pas Ayatollah, donc il ne dérange personne comme on veut le faire croire aux Comoriens.Monsieur les politiciens de l'opposition doivent savoir que le pouvoir ne se donne pas et qu'il faut un minimum d'engagement pour le conquérir ou l'arracher. Il faut savoir que Sambi ne fera cadeau à personne et que la communauté internationale ne s'intéresse pas à la salade interne comorienne et qu'il n'a pas vocation à distribuer des pouvoirs aux gens. Il faut se rappeler aussi que Moussa Toyibou ne peut pas se maintenir au pouvoir sans le soutien du pouvoir de sambi. Et, le départ du raïs entrainera automatiquement l'organisation des élections du gouverneur à Anjouan sans attendre 2013.

Moussa Toyibou n'est donc pas un obstacle pour la tournante en 2010.Sur ce il serait légitime que Mohamed Abdoulwahabi et Mohamed Ali Saïd représentent l'opposition nationale respectivement à Ngazidja et à Mohéli compte tenu de leur titre de gouverneur. Mohamed Djaanffar peut représenter l'opposition nationale à Anjouan en tenant compte de ses résultats aux législatives. Aussi l'opposition nationale doit avoir le courage de désigner son ou ses candidat(s) à Mohéli pour les présidentielles.

L'opposition peut soutenir 3 candidats dans les primaires. Les prochaines présidentielles sont différentes des précédentes car elles sont bien équilibrées. En effet, il appartient aux Mohéliens de proposer des candidats, mais, considérant la répartition inégale de la population dans l'archipel, seuls les voies de Ngazidja et Ndzouani seront incontestablement décisives sur l'élection du successeur de Sambi en 2010.En attendant le choix d'un leader national et bon candidat présidentiable, l'opposition doit accepter de fait, Mohamed Abdoulwahabi et/ou Mohamed Ali Saïd comme leader et chef de l'opposition, dans le cadre d'une politique nationale pour un changement radical en 2010.Par conséquent, en qualité de chefs de l'opposition et leader bénéficiant du soutien sans faille de l'opposition nationale, Mohamed Abdoulwahabi et Mohamed Ali Saïd pourraient prendre leur responsabilité et démissionner avant la fin de leur mandat et celui de Sambi.

Dans ce cas de figure, Sambi n'aurait plus d'autres marges de manœuvres que de démissionner à son tour ou de porter ses habits de dictateur en nommant ses propres gouverneurs pour 3 ans. Les élus de l'opposition devraient sévir aussi en présentant leur démission si Sambi prenait le risque de diriger le pays sans gouverneurs élus, après la fin de son mandat.Mes propos n'engagent que moi et font partie de ma contribution pour la normalisation pacifique de la vie politique aux Comores pour une vie meilleure. Je ne suis pas l'ennemi de Sambi, mais je le conseille de partir dans les meilleurs délais pour son intérêt et celui du peuple comorien, et ce, malgré mes inquiétudes à l'endroit d'une opposition multiple, hésitante et mal organisée. Je garde une grande estime pour Sambi, libérateur d'Anjouan, des mains des séparatistes sanguinaires, malheureusement il risque de compromettre son honneur et son crédit s'il persiste à écouter son entourage pour proroger son mandat.

Abdou Musbahou (Bimbini -résident en France)
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EDITORIAL : CHAPEAU LES ARTISTES - 14/02/2010 à 23:51

 

EDITORIAL : CHAPEAU LES ARTISTES

EDITORIAL : CHAPEAU LES ARTISTES

Dès son retour à Moroni, après le sommet de l'Union Africaine à Addis-Abeba, le président Sambi s'est accordé deux heures d'interview sur les ondes de la radio nationale, avec des questions soufflées à l'avance, histoire de permettre au maitre de Beit-salam de cracher "ses" vérités, qui n'ont rien à voir avec le compte rendu du sommet.

Le pouvoir veut bien faire croire à la population que l'UA cautionne la pseudo-reforme constitutionnelle de mai 2009. Pire, il dit avoir reçu le quitus de Jean Ping pour harmoniser les élections et...prolonger le mandat de Sambi. On essaie, à travers un tel discours, d'insulter l'intelligence du peuple comorien. Comme si les Comores vivaient à la lisière de ce monde, devenu, grâce aux Nouvelles technologies de l'information, un village planétaire, pour reprendre l'expression consacrée.

Un seul fait démolit ce discours triomphant du clan Sambi: à Addis-Abeba, les Comores ont été inscrites sur la liste des pays en crise, à côté de la Somalie, de la Guinée,... Depuis plusieurs années, notre pays avait cessé de faire l'objet d'un débat général à l'UA. Si, cette fois, il l'a été, c'est qu'il y a bien une raison: un climat politique lourd de menaces, qui risque de reveiller de vieux démons identitaires, pour utiliser un doux euphémisme.

Malheureusement, le pouvoir semble minimiser "les dégats collatéraux" d'une tentative de coup d'Etat constitutionnel comme il se prépare à Hamramba. Il est curieux de constater que des députés, doués d'intelligence (en tout cas, le croyait-on), continuent de désinformer la population à travers une lecture étriquée et partisane de la constitution.

A moins que le quotidien AlBalad ait déformé ses propos, l'interwiew de M. Djaé Ahamada est d'un ridicule sidérant. Comment peut-il soutenir que "l'heure du dialogue est revolu" parce que, à ses yeux, "le peuple a tranché". D'abord, en admettant que l'harmonisation est fixée en 2012, il va s'ouvrir à partir de mai 2010 une période transitoire (non une prolongation du mandat présidentiel) qui suppose une gestion consensuelle du pouvoir politique. Les députés, aussi respectables qu'ils soient, n'ont pas mandat d'élire un président de la République. Notre Constitution, puisqu'il aime souvent y faire référence, stipule que le chef de l'Etat est élu au suffrage universel direct.

C'est tout de même désepérant que ceux-là même qui sont censés éduquer et informer la population sèment (scieemment ou inconsciemment) la confusion pour des intérêts particuliers. C'est vrai qu'ils ont raison de s'inquiéter vu l'état de quasi-faillite dans lequel se trouve notre pays pour un régime qui avait inscrit la lutte contre la corruption parmi ses priorités, mais cela vaut-il tout ce mensonge au sommet de l'Etat. Et quand on sait que c'est notre ami Barwane,emprisonné par ce même régime pourdétournement de fonds publics, qui joue l'abbé Pierre, on s'étrangle de rire. Mais, après tout, le régime Sambi n'est-il pas lui-même une comédie avec des acteurs (Jaffar, Djaé, Barwane,...) qui jouent leurs rôles à merveille. Chapeau les artistes!
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PANIQUE A VOLOVOLO, AMBIANCE A BEIT- SALAM AH... - 14/02/2010 à 23:49

 

PANIQUE A VOLOVOLO, AMBIANCE A BEIT- SALAM AH PARDON BEIT-NTSAHAYA

PANIQUE A VOLOVOLO, AMBIANCE A BEIT- SALAM AH PARDON BEIT-NTSAHAYA


Panique à volovolo, ambiance à Beit-Salam

Ce qui se prépare dans les rangs de l’armée nous inquiète, pourtant le président Sambi est déterminé à aller au bout de sa logique : prolonger son mandat avec les conséquences que l’on connaît tous.

A volovolo, nos frères anjouanais, bien intégrés dans la communauté des wangazidja et des mohéliens paniquent et se sont livrés à eux-mêmes. Nombreux parmi eux sont ceux qui, à la longueur de la journée font fortune avec leurs brouettes sous le slogan connu par nous tous ‘’ Towo wurenge’’, et d’autres tiennent de grands magasins à l’instar du directeur de cabinet du ministre des relations extérieures, Ahamad Ben Jaffar. Et à l’allure où vont les choses, toutes ces personnes qui ont travaillé dur pour gagner leur vie risquent de voir leur fortune partir en feu et ce, parce que, un président anjouanais, refuse de céder le pouvoir et provoque un bain de sang.

Réunis hier soir au domicile du directeur de cabinet de Ahamed Jaffar, un grand commerçant connu dans les milieux des affaires, ces anjouanaises et anjouanais, victimes de l’orgueil de Sambi et d’un Ahamad Jaffar, ne sont pas convaincus des explications du ministre des affaires étrangères et ils ont tous la peur sous le ventre.
Pour les convaincre, le ministre leur caresse avec la nomination de Halidy Charifou au commandement de la gendarmerie nationale, qui, selon le ministre, protégera leurs biens et assurera leur sécurité. Mais, d’un coup, la colère des commerçans anjouanais est monté à l’écran et ont agressé verbalement Ahamad Jaffar.

Selon, Houmadi Malidi, chef du syndicat des brouettes, et un des employés du député Andoudou, les arguments du ministre sont maigres. Et ajoute, ‘’ les anjouanais qui travaillent dans les champs, le bâtiment, au fond des villages de Ngazidja, ont commencé à quitter ces lieux pour envahir Moroni. Et chez moi, j’héberge déjà trois de mes cousins qui travaillaient dans le Dimani’’.

Cette situation est inquiétante mais Ahamad Jaffar, Dossar et Sambi ne veulent rien entendre car comme on dit dans les milieux de Barwane, la plupart de ces anjouanais ne sont que des wamatsaha et ceux de Mutsamudu, et Domoni seront protégés dans les ruelles de Mtsangani et Badjanani.

A Kandani, les armes sont prêtes à parler, et personne au sein du staff de Sambi ne s’en soucie. A Beit Salam, les 120 mercenaires iraniens ont pris position et d’autres sont déjà sur place à Anjouan. Barwane comme Ahamad Jaffar et Dossar, sont surveillés de près et malin celle et celui qui dira qu’il ne comprend pas la sale situation qui nous menace.
Les plus curieux ont aperçu dans la nuit de vendredi des anciennes milices de Mohamed Bacar recrutées par Dossar, pour se mettre aux côtés des milices recrutées par Kiki dont nous les avons vues tous aux côtés de la gendarmerie pour dégager les barricades des étudiants mardi dernier. Ces milices ont pour mission tabasser celles et ceux qui voudront au nom de la démocratie s’opposer à la prolongation du mandat du président Sambi. Mais, peine perdue car le sang va couler et nous ne serons pas intimidés par les ennemis de la démocratie.

Sambi se trompe car ceux qui combattront Barwane sont ses ‘’ enfants’’ qu’il a élevés hier dans les mauvaises mœurs, et qui vont régler leurs comptes avec cet homme immoral et connu pour ses actes que vous connaissez tous.
En attendant le jour ‘’ J’’, je dis ici à Kiki, Barwane, Djaé, Sast, Mohamed Hassane, Ali Moindjié, Madi Ali, Idi Nadhoim qu’ils ont le sang dans leurs mains et sont coupables de ce génocide qui semble imminent.

Rama Lihoma
Bambao ( comores )
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Discours du Président de la République à l'oc... - 14/02/2010 à 23:39

 

Discours du Président de la République à l'occasion de l'inauguration du centre des télécommunication de Hajoho-Anjouan.

Discours du Président de la République à l’occasion de l’inauguration du centre des télécommunication de Hajoho-Anjouan.

Traduit du comorien par les service de la communication de la Présidence de l'Union des Comores
________________________________________
أعوذ بالله من الشيطان الرجيم؛ بسم الله الرحمن الرحيم؛ الحمدلله وحده ولصلاة ولسلام على من لا نبي بعده؛ أمابعد؛


* Honorables Ulémas ;
* Autorités de l'Etat ;
* Educateur de la Population ;
* Nobles Dames et nobles Messieurs ;
* Chers frères et sœurs, petits et grands et vous les enfants ;
* Honorable assistance ;

Que Dieu vous assiste tous, vous protège, vous honore et vous compte parmi ses serviteurs bienfaisants en ce monde et qui hériterez de son paradis lorsque vous retournerez vers Lui.

Il n'est point de doute, que nous Comoriens, lorsque nous nous rassemblons pour des occasions de ce genre, pour poser la première pierre d'une bonne œuvre ou lorsque nous inaugurons un bâtiment d'utilité publique, nous éprouvons légitimement de la satisfaction et de la joie. Je suis certain, que vous tous qui êtes ici, vous vous réjouissez pour ce qui se droule.
Ainsi, si on nous met des colliers de fleurs, si on nous réserve des applaudissements, si on fait retentir les tam-tams, c'est qu'ils sont mérités aujourd'hui. Souvent, lorsqu'on m'invite quelque part, sans qu'il y ait la pose de la première pierre d'un projet ou l'inauguration d'un bâtiment, je ne me sens pas à l'aise, trouvant que dans ce cas, les fleurs, les applaudissements et les tam-tams, sont un simple protocole et pas des manifestations vraiment méritées.
En tout état de cause, je saisis cette occasion en or, honorable assistance, pour vous dire que l'inauguration d'aujourd'hui est un grand événement car les télécommunications nous aideront à réduire bon nombre de nos difficultés, sachant que notre pays est dans la misère et la pauvreté, que notre pays est dans l'ignorance, que nos enfants n'ont pas les écoles adéquates et que d'aucuns ont des difficultés pour accéder aux soins de santé. Rien ne nous permettra de rattraper le retard accumulé, plus que lorsque nous aurons atteint le niveau voulu, en matière de télécommunications.
C'est pourquoi, comme vous l'avez certainement entendu, j'ai consacrés beaucoup d'effort dans ce domaine.
Ainsi, quand j'ai donné les responsabilités à Charikane, je l'ai appelé pour lui dire que du moment qu'il s'agit des deniers de l'Etat, je souhaitais que tout soit mis en œuvre afin que les réseaux des moyens de communications soient étendus à tout le pays et en toute priorité.
En effet, je suis convaincu, que le développement des moyens de communications et la vulgarisation de la culture, sont bénéfiques à tous les autres secteurs.
Je suis toujours heureux chaque fois que ces centres se multiplient, toutes les fois que j'entends dire que le réseau téléphonique se répand dans le pays et que, Dieu merci, dans tel village comme celui-ci, où il n'y en avait aucune, a été installé ne serait-ce qu'une seule cabine téléphonique.
Comme vous le savez, à Anjouan, quand je suis devenu Président de la République, il y avait 33 cabines téléphoniques. Elles atteignent aujourd'hui le nombre de 368, rien qu'à Anjouan. Je vous dirais même plus : récemment j'ai été heureux d'entendre qu'à la fin de 2009, les possesseurs de téléphones portables qui n'étaient qu'un peu plus de 23.000 à mon arrivée au pouvoir, sont plus de 122.000 aujourd'hui, soir plus de 100.000 en un peu plus de trois ans dans tout le pays. Ce sont de bons signes.
J'ai donc voulu vous dire cela, convaincu que Dieu nous donnera plus de joie et de satisfaction et multipliera ce genre de rassemblement pour poser les premières pierres ou inaugurer des bâtiments de ce genre car ce qu'on vient de faire aujourd'hui, est ce qu'il faut en raison de l'importance de ces centres pour l'avenir du pays et pour notre vie d'aujourd'hui et de demain. C'est aussi pourquoi le Gouvernement y attache beaucoup d'importance.
La pluie est signe de prospérité. Celle qui commence à tomber n'est qu'un serviteur du Très Haut et prouve que Dieu agrée ce que nous faisons.
Je voudrais toutefois apporter des éléments de réponse à ce qui a été dit ici, concernant les doléances. Sachez qu'il ne s'agit point de mendicité comme il a été dit mais de la réclamation des droits qui sont ceux des citoyens. Vous avez le droit de dire que vous avez des problèmes dans l'éducation pour les enfants ou dans le domaine de la santé. Vous avez le droit de les revendiquer. Dieu nous donnera les moyens d'accomplir nos devoirs en y donnant satisfaction.
Ce qui est important à savoir, que je dis et répète à toutes les occasions, c'est que, mes frères, depuis la sortie de notre pays de la colonisation occidentale, l'Etat comorien ne produit que les moyens de son fonctionnement. Il n'y a jamais eu de budget d'investissement pour combler nos besoins en infrastructures scolaires, routières ou hospitalières. La tradition établie pour cela, c'est le recours aux investissements extérieurs sous formes de prêts, d'aides ou de dons. Aucun hôpital, aucune route, ni aucune école, n'a été construit par des fonds propres au pays. Je veux que vous le sachiez.
Certes, en ce qui concerne Comores Télécoms, nous disposons de nos propres ressources mais vos autres besoins nécessitent la recherche d'investissements extérieurs.
Je vous demande donc, alors que la pluie continue à tomber, de prier, car l'instant est propice à la prière, pour la réussite de la Conférence du Quatar.
En effet, ce pays amis a accepté d'inviter la communauté financière mondiale, le mois prochain, pour lui demander de venir aider les Comores dans leurs projets.
Ainsi, de belles perspectives s'offrent à nous car nous pourrons escompter pouvoir construire les écoles ainsi que tout ce dont nous avons besoin, avec la permission d'Allah le Très Haut.
Je demande donc aux Imams et aux prédicateurs présents et tous les hommes pieux qui sont dans ce pays, de faire des invocations pour que Dieu fasse de la Conférence du Qatar une réussite et nous apporte la prospérité car cette conférence est porteur de perspectives heureuses susceptibles d'arriver en en même temps comme nous le souhaitons.
En effet, les aides et les prêts destinés à ce pays par le passé, se sont étalés sur de longues périodes. Cette fois-ci, nous escomptons avoir beaucoup de financements, en même temps et à cours terme.
C'est pourquoi je vous demande de redoubler vos prières. Je suis convaincu, que du moment que le Qatar s'y investit favorablement, Dieu nous aidera car le monde entier sera rassemblé pour réfléchir sur les voies et moyens de nous aider.
Pour sa part, le Gouvernement comorien a présenté plus de 90 projets qu'il espère voir financés. C'est dans ce cadre que vos doléances à propos du collège et du dispensaire seront satisfaites, avec la permission d'Allah le Très haut.
Ainsi, je vous demande, après vos prières, de faire ces invocations pour que cette initiative réussisse avec la permission d'Allah le Très haut. Dieu nous montre les signes de son amour pour nous et exhausse nos prières.
Je n'abuserai pas plus de votre temps, sachant que vous resteriez là à m'écouter malgré cette pluie que Dieu a voulu vous envoyer comme du parfum et annonciatrice de prospérité. Doublez vos prières, Dieu doublera ses bienfaits. Je vous félicite et vous vous annonce encore d'autres bienfaits.
La recommandation que je vous donne, c'est de donner de l'instruction aux enfants. Apprenez vous-même et apprenez aux enfants car c'est par l'éducation des enfants que nous tirerons bénéfices des télécommunications et des téléphones.
Ce n'est pas la première fois que la pluie s'invite à une cérémonie où je me trouve. Or cela a toujours porté bonheur. Je suis certain, que des régions très proches sont sous le soleil en ce moment même mais Dieu a voulu nous arroser de son parfum et de ses bénédictions.
Et pour prouver que désormais cette région est reliée au monde entier, les dirigeants de cette société me demandent de passer le premier coup de fil à l'extérieur et je vais ainsi appeler une famille comorienne installée à Marseille.
Sur ce, je termine donc mon propos avec la permission d'Allah le Très haut.

Source : Beit Salam
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