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Lecteur averti du blog Wongo qui abat un travail formidable en informant le monde entier sur l’actualité des Comores, je me permets, cependant, de réagir par rapport aux propos et analyses de sa rédaction sur les derniers événements qui secouent le pays.
Le vote du Congrès, réuni à Moroni le 1er mars en vue d’harmoniser les présidentielles de l’Union et des îles, continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive en raison de la violation de certaines règles procédurales, mais surtout des conséquences politiques qui en découlent. En s’en prenant à la France et à l’ex-président sénégalais Abdou Diouf en des termes aussi discourtois pour le plaisir de plaire au régime Sambi, la rédaction de Wongo trahit sa mission première, celle d’informer, et désespère ses visiteurs.
Faut-il rappeler ici que la France, en tant que parrain des accords de Fomboni, a le droit d’exiger le respect de ce pacte politique commun, au même titre que les autres signataires de ces mêmes accords, tels que l’Union Africaine, la Francophonie, la Commission de l’Océan Indien (COI),…En rappelant cette évidence, on ne peut être suspecté de connivence avec la France comme le fait Wongo. M. Farouk Mourchid, puisqu’il s’agit de lui, ignore que le premier à avoir « vendu » Mayotte est celui qu’il prétend défendre aujourd’hui, le président Sambi.
Notre président, habitué au double langage, tient un discours patriotique à l’usage des Comoriens tandis que, en sourdine, il dit exactement le contraire. Jusqu’en 2009, la France avait toujours fait part de son intention d’organiser à Mayotte un référendum de départementalisation sans avoir jamais osé sauter le pas. Si Nicolas Sarkozy l’a fait en 2009, il doit y avoir une raison. Allez savoir !
En organisant, parallèlement à ce « scrutin de la honte » à Mayotte, un référendum constitutionnel aux Comores, le président Sambi a montré le peu d’intérêt qu’il accorde à la question de Mayotte, mais il a surtout contribué à noyer le poisson au lieu de se joindre au Comité Maoré pour une grande mobilisation de la communauté internationale sur le sujet. Donc, de grâce, arrêtez de nous raconter des histoires, cher Farouk Mourchid. Et ne nous trompons surtout pas de combat, celui d’aujourd’hui porte sur la tournante.
je voudrais vous dire que s’il est un patriote qui se bat pour le retour de Mayotte dans son giron national, c’est Dhoifirou Bounou, ancien président de l’Assemblée de l’Union, d’origine mohélienne, qui a été à l’origine d’une loi sur la célébration de la journée du 12 novembre, date à laquelle les Comores sont admises à l’ONU. Et c’est ce même Dhoifirou qui déclare que Moheli doit avoir son tour avec le slogan ‘’ Mpaka moja nguefo’’.
[u]Ce sursaut de patriotisme que semble opérer le blog Wongo (c’est tout à son honneur), on aurait aimé qu’il s’exprima lorsque, en visite à Mayotte, le président français avait déclaré que « Mayotte (était) française et aucune loi au monde ne nous arrêtera dans notre aventure ». Au contraire, il a observé un silence de cimetière.
Je suis atterré que le blog Wongo s’attaque à des hommes d’Etat et des institutions aussi respectables que Abdou Diouf ou l’Union Africaine parce qu’ils ont appelé un « tyran » nommé Sambi à reprendre ses esprits et à ne pas replonger les Comores dans une seconde crise séparatiste ou politique. Wongo peut continuer à toucher les émoluments sonnants et trébuchants de ses généreux amis du régime, mais il doit se garder d’abêtir ses visiteurs[/u].
Je voudrais rappeler à la rédaction de Wongo qu’elle peut soutenir le président Sambi, c’est son droit le plus absolu, mais insulter nos partenaires au développement qui, tout au long de la crise anjouanaise, n’ont pas cessé de nous accompagner et de nous aider à trouver une solution, je dirai que c’est de la mauvaise foi.
Certes, le président Sambi, avec la conférence de Doha, est porteur de nombreux projets de développement, d’un montant de 540 millions de dollars, mais qu’il sache que cela s’inscrit dans ce que l’on appelle la continuité de l’Etat. L’Etat comorien ne se réduit pas à lui. Son successeur peut bien prendre le relais en espérant qu’il ne commettra pas la même erreur que Sambi, qui a gelé les 250 millions de dollars des projets acceptés par nos partenaires à Maurice en décembre 2005.
Mais il semble oublier qu’aucun investisseur étranger ne viendra aux Comores s’il n’y a pas de stabilité politique. Sa démarche est, en soi, contradictoire : ici, il cherche à attirer des investissements vers les Comores et là, il allume le feu et conduit le pays vers un éclatement assuré.
J’aurais aimé voir Wongo dénoncer, ne serait-ce que dans une phrase de ses longs articles, l’état de siège de Mohéli, aujourd’hui quadrillé par des militaires pour mâter tout ce qui bouge et où la torture se pratique à ciel ouvert comme l’a dit, dans un récent communiqué, la Fédération comorienne des droits de l’homme (FCDH). Wongo n’a pas fustigé l’Union africaine lorsque, hier au retour du sommet de l’Union africaine d’Addis abeba, le ministre des Relations extérieures, Ahmad Ben Said Jaffar s’était réjoui de la position de l’organisation quant au référendum organisé en mai dernier. Voilà qu’aujourd’hui, parce que l’UA exhorte le même régime à se garder de jouer les prolongations, la même institution est devenue une pestiférée. Notre président veut avoir le beurre, l’argent du beurre et le cul de la crémière. Bravo !
Mouigni Abdou Professeur de Philosophie |
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 Patrouilles et maintien de l'ordre avec des éléments externes á nos formations Dans le cadre des missions en objet que vous exécutez, il apparait qu'il vous arrive d'associer des civils avec lesquels vous montez parfois á bord des mêmes véhicules, cautionnant ainsi des individus non investis d'aucune mission de police judiciaire ou administrative, c'est á dire tout simplement des milices. Si tel est le cas, une telle attitude déshonore notre institution en même temps qu'elle lui enlève d'ailleurs sa raison d'être.
Une telle association crée également une confusion au niveau des missions qui nous sont assignées qui nous distinguent des autres.
En dehors du partage de renseignement avec eux ou d'informations de nature á faciliter notre travail, je vous interdis formellement de travailler conjointement avec de telles milices.
Je vous interdis d'embarquer avec eux dans les mêmes véhicules et/ou de mettre á leur disposition les moyens de l'Armée Nationale de Développement.
Autrement, nous risquons gravement d'être associés à tort ou á raison aux règlements de compte, abus et malversation auxquelles de telles milices pourraient se livrer.
Le Général de Brigade SALIMOU Mohamed Amiri
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La blague du jourContrôle de police
Un gendarme en moto arrête un gars pour excès de vitesse manifeste :
- Monsieur, pourrais-je voir votre permis de conduire, s'il-vous-plaît ? - Je n'en ai plus. On me l'a retiré il y a des mois après 5 infractions graves. - Puis-je voir les papiers du véhicule? - Je ne sais pas. Ce n'est pas ma voiture, je l'ai volée. - Ce véhicule est volé ?? - C'est exact. Mais maintenant que j'y pense, j'ai cru voir des papiers dans la boîte à gants, quand j'y ai rangé mon revolver. - Il y a un revolver dans la boîte à gants ??? - Oui, Monsieur. C'est là que je l'ai mis quand j'ai tué cette femme et pris sa voiture. - Vous... vous avez tué la propriétaire de cette voiture ?? - Oui, Monsieur. Le cadavre est d'ailleurs encore dans le coffre. - Le... le cadavre est dans... le coffre ??!? - Oui, Monsieur.
Le gendarme recule de deux pas, empoigne sa radio et appelle des secours, qui arrivent vite fait, encerclant la voiture.
Un officier s'approche du conducteur : - Puis-je voir vos papiers, Monsieur ? - Voici. Les papiers sont en ordre. - Puis-je voir les papiers du véhicule ? Le conducteur ouvre la boîte à gants, les 10 tireurs d'élite entourant la voiture, épaulent. Le conducteur sort les papiers. Il est bien le propriétaire de la voiture. L'officier, jetant un oeil dans la boîte : - Vous n'avez pas d'arme ? - Non, Monsieur. - Voulez-vous sortir de votre voiture, sans mouvement brusque, et ouvrir votre coffre ? Le conducteur sort. Ouvre le coffre. Qui est vide, évidemment. L'officier : - Je ne comprends pas, Monsieur, il m'a été rapporté que vous conduisiez, sans papiers, cette voiture volée après avoir tué sa passagère au moyen d'une arme cachée dans la boîte à gants, et dont le corps se trouvait dans le coffre... - Et je suppose que le type qui vous a raconté cela vous a dit aussi que je roulais trop vite... |
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