Référendum:Premier meeting de la honte
La place "AJAO" à Moroni, capitale des Comores a accueilli hier,mercredi 29 avril 2009 le
premier meeting de la mouvance présidentielle pour la campagne en faveur du "OUI"au projet de révision de la loi fondamentale du 23 décembre 2001 dans la perspective de prolonger le mandat du président Ahmed Abdallah Sambi.Presque tous les ténors du régime et des partis de la mouvance du
président SAMBI étaient présents ,dont des anciens dignitaires des précédents régimes ,des membres du gouvernement central,des élus,des notables,femmes et jeunes,venus de toute l'ile de N'GAZIDJA.
Les organisateurs de ce premier meeting placé sous la responsabilité de la coordination de MORONI estiment avoir relevé le défi en mobilisant près d'un millier de citoyens ,toutes tendances confondues.Tous mobilisés pour défendre le projet de révision de la constitution ,sous une banderole sur laquelle on pouvait lire"j'aime mon pays et je vote OUI".Un oui assimilé au oui du 29 mars 2009à Mayotte.
Ainsi le ton est donné et les deux camps se lancent dans une course sans véritable enjeu ,car en face du OUI ,il n'y a pas de campagne pour le NON,mais un mouvement appelant au boycott pur et simple du référendum.
Intervenant en premier au nom de la ville de MORONI en sa qualité de coordonnateur de la campagne dans la capitale ,AHMED BARWAN (homme d'affaires en faillite et proche conseiller du président SAMBI),relatera en long et en large en tant que témoin du processus,les circonstances ayant conduit le pays à la presente Constitution.Mais au vu l'expérience difficile vécue par le président SAMBI à travers les conflits de compétences entre le pouvoir central et ceux des iles autonomes et surtout de la crise séparatiste anjouanaise qui s'enlisait avec le colonel MOHAMED BACAR,le président SAMBI a formulé le vœu devant la communauté internationale en février 2007 de libérer ANJOUAN des mains de rebelles avant de s'atteler à une révision de certaines dispositions et épargner le pays des conflits stériles,source de division.
Pour ces raisons ,la ville de MORONI défendra le projet du président SAMBI ,conclut Ahmed Barwan.Le président du PEC ,"l'avocat" FAHMI SAID IBRAHIM monte au créneau à son tour pour défendre l'importance que revêt la date du 17 mai prochain pour l'avenir du pays.Pour lui personne ni aucun parti politique n'est au dessus du peuple comorien souverain à qui appartient le pouvoir de décider sur la question posée par le président de la république au référendum de révision constitutionnelle.En praticien du droit ,le leader du PEC tente de convaincre les électeurs par une explication du contenu de la réforme envisagée dans le projet de loi référendaire,tout en rassurant les Moheliens à qui échoit le tour de présider aux destinés du pays en
2010,qu'ils ont la garantie que la tournante tournera.Quand à l'épineuse question de l'harmonisation des mandats et des élections ,principales pomme de discorde ,il a simplement évacuée en soutenant le choix du chef de l'Etat de laisser aux futurs élus du peuple le soin de trancher.Selon M. Fahmi ,si le OUI l'emportait ,cela donnera plus de pouvoir à l'assemblée de l'union qui pourra mieux contrôler l'action du gouvernement avec la possibilité de sanctionner un ministre ,ajoute t-il .Mais l'essentiel de la réforme
réside dans la possibilité du président Sambi de prolonger son mandat pour parachever ses projets de développement.
Prenant la parole, Mohamed Abdourazak alias Razida stigmatisera le president de l'île de Ngazidja et qualifiera les propos de ce dernier par rapport au référendum indignes d'un président qui de suc croiît se considère comme étant un spécialiste du droit. Et lui d'ajouter que le référendum aura bel et bien lieu et personne ne pourra l'empêcher.
Aussi, un autre griot du régime en la personne de Soilihi Mohamed Soilih,directeur de Cabinet du ministre des Finances,prendra la parole ,non pas pour interpréter les nouvelles dispositions de la Constitution mais de se lancer dans une polémique en s'attaquant impoliment à ceux qui ont appelé au boycott.
Pour le ministre des Relations extérieures,le régime précédent dont il était lui -même,le secrétaire général s'est trompé en faisant croire que le pays pourrait supporter quatre présidents ,quatre assemblées,quatre
gouvernements etc..c'est pourquoi l'actuel projet de révision constitutionnel vient mettre fin à ces illusions. AHMED.B.SAID JAFFAR mettra en exergue les efforts consentis par le régime SAMBI ,décidé à attaquer le mal par la racine.
Interrompu par une coupure de courant (la foule criera au boycott,et des pierres sont lancées aux assistants du meeting). Pour finir,le ministre préférera la stratégie du chantage et abordera certains dossiers financiers compromettant qui touchent des leaders politiques de l'autre camp,en espérant que les Mohéliens sauront faire preuve de vigilance lorsqu'ils auront à choisir le successeur du président SAMBI,parmi les futurs prétendants au fauteuil de Beit-Salam si alternance,il y'en aura.








