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Le moment est venu pour nous de constater la détresse profonde et l’aspect dévasté de notre cher pays, les Comores où des valeurs élémentaires comme la démocratie,les droits de l’homme sont bafouées
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Une cinquantaine d'arrestations sur des barra... - 16/02/2009 à 22:34
 

Une cinquantaine d'arrestations sur des barrages routiers en Guadeloupe

AP | 16.02.2009 | 17:19

Unecinquantaine de manifestants ont été arrêtés lundi matin sur desbarrages routiers en Guadeloupe, a-t-on appris auprès de la préfectureet des manifestants.

Ces arrestations ont eu lieu au Gosier, oùune centaine de manifestants qui tenaient un barrage routier, ont prisà partie les forces de l'ordre, selon le procureur de la République deGuadeloupe, Jean-Michel Prêtre. Le préfet de l'île Nicolas Desforges aassuré que des manifestants étaient cagoulés et certains ont lancé desblocs de pierre sur les forces de l'ordre.

Douze personnes ontété placées en garde à vue, les autres étant libérées après un contrôled'identité. Sept autres barrages ont été levés sans violence, a ajoutéle préfet.

Elie Domota, le leader du collectif Liyannaj kontpwofitasyon (LKP, Ensemble contre l'exploitation), évoque lui "plus de80 arrestations" depuis le matin, affirmant que certains manifestantsont reçu des coups. "L'Etat français, dès qu'il n'a pas de réponse,c'est la répression", a-t-il accusé.

Le préfet a assuré qu'uneseule personne avait été conduite à l'hôpital, avant de quitterl'établissement après avoir été examinée. AP


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L"ORAISON FUNEBRE" DU DROIT INTERNA... - 16/02/2009 à 18:35
 

L"ORAISON FUNEBRE" DU DROIT INTERNATIONAL A MAYOTTE

Non !Non ! ANDRE ORAISON n’est pas mort ! Rassurez-vous ! Il s’agitplutôt de l’oraison funèbre qu’il a prononcée dans quatre articles publiés enligne par « Témoignages, » un quotidien réunionnais....quatre « témoignages »bien triés sur la francisation selon lui légitime et inéluctable de l’îlecomoraise de Mayotte. Quand on demande à ce même journal de publier un «témoignage » sur le destin inéluctablement comorais de Maore, il n’y a plus de« Témoignages » !!!

Des amis encolère ont en effet tenté en vain de répliquer dans les mêmes colonnes à cedocte personnage qui brandit la constitution de son pays et sa jurisprudencepour s’opposer, les yeux fermés, les dents serrées et la rage au cœur, au droitpublic international !!!

Je m’adresseà mon tour à « Témoignages » mais sans colère et sans illusion.

On dit quece journal est communiste ! Dieu seul sait ce que sont devenus lescommunistes aujourd’hui ! Il est vrai que ceux de l’hexagone n’ont pasforcément la même opinion sur la question que leurs camaradesd’outre-mer !

Au journaltélévisé de Mayotte ce midi, on a montré à un communiste mahorais un extraitdes débats à l’Assemblée où l’on voyait dans un hémicycle à peu près désert, undéputé communiste égrener courageusement les raisons qui devraient fairereculer la France devant ce forfait. Il y avait juste en face de lui uneMichèle Alliot Marie, sereine et souriante, le sourire du ministre sûr de samajorité, et qui regardait cet homme venu d’une autre planète, d’un autreâge...Les grandes idées de gauche, ça existe encore ?

Le Maorais abafouillé un petit moment puis il a répondu au journaliste qui ne le lâchaitpas, qui l’obligeait à répondre sans ambages : « à Mayotte, s’agissant dela départementalisation, il n’y a pas de communistes et de non communistes.Nous sommes tous des mahorais et nous voulons que Mayotte devienne undépartement » On peut trouver à ce jeune homme toute sorte d’excuses : ila à peine un peu plus de 30 ans, il ne connaît rien de l’histoire de son pays,sa culture politique se réduit à ce que le MPM a martelé dans les esprits 30ans durant : « nous voulons devenir français pour être libres » etc

Mais il fautnous incliner devant le courage du député communiste qui sait comme sonadversaire en face, que de toute manière quoi qu’il dise, le texte sera votémais qui, fidèle à ses convictions jusqu’au bout, les crie bien fort au visagedu cynisme et de la force brute.

J’envoiedonc ce texte sans illusion mais surtout sans colère

Car pourquoitant de colère, mes amis ? Parce que Oraison est un intellectuel français auservice des intérêts colonialistes français ? Ou parce qu’un journal françaisqui se dit de gauche refuse de publier un article contraire aux intérêtscolonialistes français ?

Je vais vousdire...Moi, ce qui m’étonne c’est de rencontrer, par hasard, au coin d’unepage, au cours d’une conversation, dans un meeting, dans un mouvement spontané,dans les cris du coeur de GISTI, un Français qui a le courage de reconnaîtreque son pays a commis ou est entrain de commettre des crimes, au nom de laFrance, donc en son nom aussi ! Ce n’est pas facile.

Il faudras’y faire : Beaucoup de Français ont la nostalgie de l’époque coloniale etse réjouissent de ce que fait leur gouvernement en Afrique. La très mincepellicule qui sépare la gauche de la droite s’évapore dès qu’il s’agit del’Afrique, de la vie ou des biens des Africains. Le nationalisme forcené n’estpas l’apanage du Front national en France. Dès qu’il s’agit de nous écraser,ils se soudent les uns aux autres. Il y a ceux qui se découvrent à moitié, auquart, au tiers, et il y a ceux qui se cachent complètement derrière desdiscours enflammés, qui jurent qu’ils sont progressistes,antiracistes,socialistes, communistes interventionnistes « modérés » etc. Tousont plus ou moins la nostalgie de l’empire Mais pourquoi pensez-vousimmédiatement au couple Sarko Kouchner ?

Lenéocolonialisme, c’est la règle ! Heureusement il y a desexceptions ! Quand j’en rencontre une, je me mets à rêver de fraternité,j’ai envie de chanter......

Mais cesoir, mon chant est triste ! Il a justement la couleur et l’odeur ducouple Sarko-kouchner ! C’est une oraison funèbre !

AndréOraison n’est pas le pire des intellectuels français qui veulent nous volerMayotte ! Je dirai même qu’il est un des moins malhonnêtes !

En tout cassûrement un des moins bêtes On peut difficilement ne pas être d’accord avec luisur ce qu’il dit et qu’il dit avec force et ruse !

Il étale lestruismes juridiques, sur lesquels il n’y a aucune discussion possible, mais iltait (avec un art consommé puisqu’il fait semblant de l’exposer !) ce quejamais au grand jamais aucun juriste digne de ce nom ne saurait mettre de côté :que la France a volé Mayotte en 1975 !!!!

Si onocculte ce vol, on quitte le droit, pour le domaine tortueux et fangeux de laforce maquillée de droit constitutionnel, de jurisprudence olé olé, et alorstout est démontrable et même que Mayotte doit revenir à la France, parce que «l’attitude du MPM n’a pas changé !!!!! »

La démarched’André Oraison consiste donc à tirer un grand coup de chapeau au droitinternational (I) pour mieux lui envoyer un grand coup de pied , en donnantquand même l’impression de le respecter.(II)

I UN GRANDCOUP DE CHAPEU AU DROIT INTERNATIONAL

Il fautrendre à l’éminent professeur cette justice qu’il n’a pas oublié de parler dudroit international de la décolonisation. Il en parle même très bien. Voici cequ’il dit :

« la restitutionde Mayotte aux Comores sans consultation préalable des Maorais serait pourtantsur le plan juridique, la sanction logique de la violation par la France en1975du droit international de la décolonisation. Cette solution a d’ailleurs étérappelée à plusieurs reprises par les Nations Unies. En ce sens, on peut citerla dernière résolution 49/18 votée par son assemblée Générale le 28 novembre1994. Après avoir réaffirmé le principe intangible de la souveraineté de laRépublique Fédérale Islamique des Comores sur l’île de Mayotte, cetterecommandation prie en effet « le gouvernement français d’accélérer leprocessus de négociation avec le gouvernement comorien en vue de rendreeffectif le retour de Mayotte dans l’ensemble comorien »

Il faudraitpeut-être tout juste ajouter que cette dernière résolution est la copieparfaitement conforme de toutes les résolutions prises par l’AG des Nationsunies sur l’affaire de Mayotte depuis 1976. C’est cette condamnation constanteet sans appel, cette persévérance obstinée des Nations Unies qui a poussé laFrance à mettre en œuvre tous les moyens, y compris les plus abjects pour faireretirer le dossier du débat de l’Assemblée sous prétexte de négociations quin’ont jamais été engagées.

Après avoirdit cela, on a tout dit. Tout ce qu’on pourrait ajouter serait littérature EtM. ORAISON a bien souligné

qu’il y a euviolation par la France du droit international de la décolonisation en 1975 quecette violation a toujours été condamnée par les Nations Unies de façon catégoriqueque la souveraineté des Comores sur Mayotte est un principe « intangible »reconnu par les Nations Unies que le gouvernement français est « prié » derendre Mayotte aux Comores que cela constitue « la sanction logique sur le planjuridique. »

Cette dernièreremarque doit retenir notre attention à plus d’un titre. En effet, après avoirhonnêtement reconnu que le droit était du côté du plus faible, M. ORAISONva à la ligne et donne raison...... au plus fort !! Et vive laFrance !

Il fautsurtout bien remarquer que s’il est vrai comme le dit M.Oraison que rendreMayotte à son propriétaire est la seule sanction logique sur le plan juridique,toute autre solution serait non seulement illogique, mais sortirait carrémentdu « plan juridique »

Quand unjuriste a fini son exposé juridique, M. Oraison qu’est ce qu’il fait ? Ilse tait Il pose sa plume ! Il ne va pas à la ligne pour chercher unesolution qui forcément ne sera ni logique ni juridique. Car les solutionsillogiques ne nous intéressent pas, Monsieur Oraison ! Les solutions nonjuridiques non plus , elles sont nécessairement celles de la force brutale, dela force animale que nous n’avons pas, que nous ne voulons pas avoir.

« J’aime laforce, disait quelqu’un et de la force que j’aime, une fourmi peut en avoirautant qu’un éléphant. »

C’est laforce de la raison qui nous intéresse, et c’est celle-là seule qui faitloi !

Si vous nousopposez, si vous opposez aux Nations Unies si vous opposez au droitinternational, votre droit interne français, vous montrez vos muscles comme unbrave haltérophile amuse les enfants le dimanche. Si vous préférez, je diraisimplement que vous plaisantez. Pourquoi ? pour deux raisons

Le droitinterne français ne peut que s’opposer au droit interne comorien. Et si vousnous opposez votre droit interne, nous vous opposerons le nôtre. Et vous savez,tout le monde sait ce que dit le nôtre. Alors lequel des deux droits a raison ?Celui du plus fort ? Le droit interne français ne peut pas ignorer le droit international,surtout pas celui des Nations unies. La France a toujours considéré(théoriquement bien entendu ) que le traité international qui la liait auxautres pays était supérieur à la loi interne sous réserve de réciprocité. Nosdeux pays sont signataires de la charte des Nations unies. Nous vous promettonsque si un jour nous prenons une de vos régions par la force et que les N.U.nous « prient » gentiment de vous la rendre nous nous exécuteronsimmédiatement. Est-ce que cela vous suffit comme garantie de réciprocité ?D’autre part, Il est tout de même lamentable qu’un pays comme la France quidispose d’un siège permanent au conseil de sécurité, puisse mépriser à ce pointdes résolutions des N.U qui le condamnent,. au moment même où elle exige desautres pays l’exécution stricte des résolutions prises à leur encontre !

Mais je veuxbien entrer dans votre jeu et considérer l’autre solution, la brutale, lafrançaise ! Et vous montrer que le droit interne français n’est pas ce quevous dites. Le coup de pied que vous donnez au droit international au nom devotre constitution, au nom de la jurisprudence de votre conseilconstitutionnel, vous ne pouvez le donner même à ’intérieur de votre hexagonesacré que si vous commencez par légitimer le vol de l’île de Mayotte.

Si vousfaites vôtre l’adage : « la propriété, c’est le vol », oui ! vouspouvez tranquillement raisonner avec vos articles de constitution et vosdécisions de jurisprudence. Sinon, la France aura toujours le remords d’avoirvolé Mayotte et le malheur de ne jamais pouvoir se justifier

II UN GRANDCOUP DE PIED AU DROIT INTERNATIONAL

Un coup depied annoncé par un drôle de prélude : M. ORAISON nous affirme quecette sanction logique sur le plan juridique, si elle était appliquée, « iraità contre-courant du sens de l’Histoire » !!!

Allons !bon ! De quelle histoire s’agit-il ? On a peine à comprendre .Et je voisDe Gaulle se retourner dans sa tombe ! De Gaulle qui, je crois, est lepremier Français à s’incliner devant la nécessité de décoloniser, le dernierhomme d’action en France à parler du sens de l’Histoire. Il me semble qu’il nedonnait pas tout à fait le même sens....... au sens de l’Histoire. Saperspective était hégélienne, c’est-à-dire que pour lui l’histoire allaitinexorablement vers la libération des peuples opprimés, quoi que fassent leshommes. C’est bien ce que ses adversaires et ses ennemis avaient compris etj’entends encore le cri de révolte de Bastien THIERRY au procès du PetitClamart. Lui qui a voulu tuer De Gaulle, Pour avoir bradé l’Algérie au nom dusens de l’Histoire. L’avocat général vient de demander sa tête, son avocat aplaidé jusqu’à ce « qu’il ne voie plus rien » Le dernier mot est à l’accusé.Alors Bastien THIERRY s’insurge, il crie : « Il n’ y a pas de sens del’Histoire !,»

Si l’on yréfléchit, M. Oraison ne dit pas autre chose bien qu’il semble exposerexactement le contraire ! Pourquoi ?

Il suffit decontinuer la lecture de la « petite phrase coup de pied » :M. Oraison écrit que ce qu’il a lui-même appelé « la sanction logique surla plan juridique »

Si elleétait appliquée « irait à contre-courant du sens de l’Histoire » en dépit desexemples de la colonie anglaise de Hong Kong et de la colonie portugaise deMacao. On sait qu’à la suite des déclarations conjointes anglo-chinoises du 19décembre 1984 et luso-chinoises du 13 avril 1987 ces territoires ont étérestitués à la Chine respectivement le 1er juillet 1997, le 20 décembre 1999sans consultation préalable des populations directement intéressées et mêmecontre leur volonté (sic)

En dépit deces exemples historiques, vous dit Monsieur ORAISON, ce n’est pas le sens del’histoire. ! Ce n’est pas possible ! On ne peut pas rendre Mayottecomme ça ! Pas comme les Anglais ! Pas comme les Portugais !Alors comment allez-vous nous le rendre, M.ORAISON ? selon quel sens del’Histoire ? Ah ! j’y suis ! Comme font les Français que vous êtes?

Vous parlezde « la conception française spécifique du droit des peuples à disposerd’eux-mêmes ? » Très bien, voyons ce que c’est ! Vous faites état del’alinéa 3 de l’article 53 de la constitution française ainsi conçu : «nulle cession, nul échange, nulle adjonction de territoire n’est valable sansle consentement des populations intéressées ! » et vous ajoutez : «interprété restrictivement par le Conseil Constitutionnel dans sa décision du30 décembre 1975 et confirmé purement et simplement par sa décision du 4 mai2000, l’article 53 est toujours évoqué par les Maorais dès lors qu’il leurdonne la garantie absolue que leur appartenance à la République française nepourra jamais être mise en cause par le gouvernement de Paris sans leurconsentement préalable exprimé au cours d’une consultation populaire. »

Vous oubliezune chose, Monsieur ORAISON ! que c’est en vertu de ce même article 53 quela France a consulté non pas Mayotte, en 1974 mais l’Archipel des Comores dontMayotte fait partie, Vous avez demandé « l’adjonction » des Comores à la FranceLes Comores ont dit non à 95.6 % Vous avez répliqué : « mais àMayotte a dit oui à 63.8 % Nous gardons Mayotte ! »

Je vous posela question qui était consulté? Les Comorais ou les Maorais ? quand vous élisezun député, un maire, un président, en France est-ce que le candidat malheureuxfait sécession immédiatement avec ses 49% en emportant « ses » régions, « ses »départements ? Est-ce que Ségolène Royal est présidente de ses 46.94.....% ?Est-ce que vous appliquez de cette façon l’article 53 à la Corse qui demandeson indépendance à cor et à cri ?. A la Bretagne ? L’appliquerez-vous un jour àla Guyane ? Comme je suppose que vous êtes un homme raisonnable, vous répondreznon à toutes ces questions. Plus précisément lequel des pays que vous avezdécolonisés s’est vu appliquer cette interprétation de l’art. 53 ? AUCUN !Pas même la Guinée, pas même l’Algérie que vous avez dû quitter manu militari,vous n’avez pas pu utiliser ce subterfuge et emporter avec vous un morceau deleur territoire. Il est certain pourtant que dans telle ou telle région de cespays-là, vous avez pu avoir une majorité .disons d’honneur pour ne vexerpersonne. ?

Commentexpliquez-vous cette exception maoraise ? Comment pouvez-vous ériger cetteexception en « sens de l’Histoire » quand précisément toute votre histoireconstitutionnelle va dans l’autre sens ?

Autrementdit, votre article 53 a une double face, comme Janus : une face pour lesconsultations à Mayotte qui doit rester française coûte que coûte, et une facepour toutes les autres consultations. Le pays est le même pourtant, laFrance !!! Vérité en deçà de Mayotte ! Erreur au delà

Alors où estle « sens de votre Histoire ? » Convenez qu’entre vous qui dites respecter lesens de l’Histoire et Bastien THIERRY qui dit : « il n’ y a pas de sens del’Histoire » il y a juste la différence d’un sourire. Tous les deux, vousrefusez tout sens à l’Histoire. Vous pensez avec Sarko et Kouchner que lavolonté de la France doit faire marcher le monde !

Un sourirequi conduit franchement à l’hilarité quand on lit les deux décisions du Conseilconstitutionnel que vous évoquez également.

Très curieusement,toutes les deux tranchent sur le cas de Mayotte. Elles n’ont pas d’équivalentni de semblable dans toute la jurisprudence constitutionnelle française !Il est donc difficile de ne pas se poser certaines questions, mais il vautmieux s’en tenir à l’essentiel.

« La loirelative aux conséquences de l’autodétermination des îles des Comores » a étésoumise à l’appréciation du Conseil constitutionnel le 17.12.1975 par uncertain nombre de députés. La décision a été rendue le .30.12.1975.

C’est danscette décision que nous découvrons le secret de l’interprétation très spécialede l’art. 53 ! Il faut lire les considérant 2,3, 4 et 5 ! Ils sontsucculents

Considérantque les dispositions de cet art. doivent être interprétés comme étantapplicables non seulement dans l’hypothèse où la France céderait à un Etatétranger ou bien acquerrait de celui-ci un territoire mai aussi dansl’hypothèse où un territoire cesserait d’appartenir à la République pourconstituer un Etat indépendant ou y être rattaché

considérantque l’île de Mayotte est un territoire au sens de l’article 53 de laconstitution, ce texte n’ayant pas dans cet article la même significationjuridique que dans l’expression territoire d’outremer telle qu’elle estemployée dans la constitution

Considéranten conséquence que cette île ne saurait sortir de la République française sansle consentement de sa propre population,.....

Considérantque cette loi n’a pour objet dans aucune de ses dispositions de définir ou demodifier l’organisation particulière d’un territoire d’outremer, qu’enconséquence l’article 74 ne saurait recevoir application dans le cas del’espèce

Cela veutdire quoi ?

Exact

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Projection débat autour du film “Un aller sim... - 16/02/2009 à 18:29

Projection débat autour du film “Un aller simple pour Maoré” le 25 février à MontpellierPublié le mercredi 25 février 2009

Survie, la CIMADE, le CDTM, le Mouvement de la Paix, le MRAP

vous convient à une projection-débat autour du film

« Un aller simple pour Maoré »

en présence de la réalisatrice, Agnès Fouilleux,le mercredi 25 février à 20h, cinéma Diagonal à Montpellier

En 1975, après plus de 100 ans decolonisation française, les quatre îles des Comores se prononcent pourl’indépendance. Mais la France déclare que Mayotte/Maoré restefrançaise. Depuis, une vingtaine de résolutions ont été votées à l’ONUpour condamner fermement la présence illégale et les agissements de laFrance à Mayotte. L’Union Africaine a réaffirmé sa position le 1erfévrier dernier. Or, le 29 mars 2009, un « projet de loi sur ladépartementalisation de Mayotte » sera soumis à consultation auprès desMahorais-es. Ce statut de département d’outre-mer (DOM) renforceraitl’ancrage définitif de Mayotte dans la France, au mépris descondamnations de la communauté internationale. Le décalage de niveau devie entre Mayotte et les îles voisines produit des frustrations et undésir toujours renouvelé d’immigrer vers Mayotte. Des milliers deComoriens tentent chaque année de rejoindre les côtes de cette île, aupéril de leur vie.

« Un aller simple pour Maoré » parledes mécanismes de l’exclusion, des murs que l’on érige entre leshommes… de la politique d’immigration française.

A la veille de la départementalisation de Mayotte : tout ce qui a été passé sous silence par les médias pendant des années !

Présentation du film : http://www.lesfilms.info

Renseignements

survielr(at)wanadoo.fr


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Le conflit s'enlise aux Antilles - 16/02/2009 à 17:50
 

Le conflit s'enlise aux Antilles

Le LKP,collectif meneur de la fronde en Guadeloupe, refuse un assouplissement de lagreve

Le ton monte en Guadeloupe. Les militants du Collectif contrel'exploitation ont monté neuf barrages lundi en différents points de l'île,notamment des ponts. Les forces de l'ordre ont été envoyées sur place et, selonPascal Gauci, directeur de cabinet du préfet, "les sommations (parhaut-parleur) suffisent à faire partir les manifestants". Selon lesecrétariat d'État à l'Outre-mer à Paris, citant la préfecture, tous lesbarrages ont été levés peu après 7 heures (midi à Paris). Selon différentstémoignages, les militants les remonteraient cependant un peu plus loin, dansun jeu du chat et de la souris avec les forces de l'ordre.

Au Gosier, près de Pointe-à-Pitre, une trentaine de gendarmes mobiles sontainsi intervenus pour lever une série de petits barrages. Les forces de l'ordreont essuyé des jets de pierre et 12 manifestants, dont certains portaientcagoule et masque de chirurgie, ont été interpellés. Vers 14 h 30 heures deParis, la police encerclait une quarantaine de manifestants. Parmi eux setrouvait Charlie Lando, membre du LKP et proche de son leader Élie Domota. Lesautorités leur reprochent des "entraves à la circulation" et des"violences à l'encontre des forces de police avec jets de pierre".Des grévistes ont déploré de leur côté des "actions violentes" de lapolice vis-à-vis des interpellés.

Ce regain de tension intervient alors que le conflit contre "la viechère", lancé le 20 janvier par le LKP, va entrer dans sa cinquièmesemaine. Pendant le week-end, Élie Domota, leader du LKP et du syndicat UGTG,avait durci le ton, accusant une nouvelle fois le gouvernement de manquer à saparoleet avertissant que le mouvement allait"s'amplifier". Il accuse l'État de "vouloir tuer lesGuadeloupéens" en envoyant des renforts de gendarmes. En outre, le LKP,qui s'est livré à une démonstration de force samedi en rassemblant entre 9.000(selon la police) et 50.000 (selon les organisateurs) manifestants, refuse desuivre les élus de gauche qui appellent à un "assouplissement de lagrève" et à cesser d'obliger les commerces à fermer. Ces derniers évoquentl'asphyxie économique de l'île et s'engagent à un effort financier en faveurdes bas salaires pour relancer les négociations.

La Martinique aussi touchée

Les responsables du LKP exigent toujours que l'État respecte ses engagements entermes d'augmentation des salaires. "L'État n'a jamais promis de financerl'augmentation" de 200 euros pour les bas salaires, affirme en retour lesecrétaire d'État à l'Outre-mer Yves Jégo dans uneinterview auParisien lundi . "Nous n'avons pas le pouvoir de décider dessalaires, pas plus en métropole qu'outre-mer", déclare-t-il. "Laballe est dans le camp du patronat qui doit, je l'espère, formuler uneproposition complète très rapidement." Le LKP affirme qu'aucun "rendez-vous"n'est pour l'instant prévu avec le patronat. De son côté, l'équipe du Medef deGuadeloupe - dont le représentant guadeloupéen, Willy Angèle, a déclaré avoir"l'impression d'être le seul à essayer de trouver des propositions" -est renforcée depuis deux jours par la déléguée générale du Medef Réunion.

Le mouvement se poursuit aussi en Martinique. Le collectif du 5 février, quimène depuis 10 jours la grève, a claqué samedi la porte des négociations avecla grande distribution sur des baisses de prix, exigeant d'elle un accord écritpour reprendre les discussions. D'ici là, le collectif a appelé à une"grande mobilisation" lundi matin. De son côté, Yves Jégo se dit"confiant" sur l'issue de la crise en Martinique dans les colonnes duParisien/Ajourd'huien France . ÀFort-de-France, il est encore très difficile de faire le plein, la plupart desstations-service étant fermées faute de carburant.

A F P

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À Antananarivo, 10 000 partisans de l'opposit... - 16/02/2009 à 16:18

À Antananarivo, 10 000 partisans de l'opposition manifestent



Lundi 16 février 2009

Plusieurs milliers de partisans d’Andry Rajoelina, le maire déchud’Antananarivo, ont rallié la capitale malgache en vue de faire dessit-in devant les ministères dont les titulaires ont été nommés par lePremier ministre de transition.

AFP - Environ 10.000 partisans du mairedestitué d'Antananarivo Andry Rajoelina étaient rassemblés lundi avec pourintention affichée d'organiser des sit-in devant des ministères de la capitalemalgache, malgré les mises en garde du pouvoir, a constaté un journaliste del'AFP.

Près de 10.000 personnes étaient rassemblées en sit-in lundi sur la place du13-Mai, haut lieu de la contestation malgache et devenu le lieu de rendez-vousde l'opposition depuis le début de la crise fin janvier, a constaté l'AFP.

Monja Roindefo, nommé "Premier ministre de la transition" par M.Rajoelina, a nommé lundi deux autres "ministres", portant à 12 lenombre de "ministres" censés aux yeux de l'opposition remplacer legouvernement actuel.

M. Rajoelina, qui a engagé une épreuve de force avec le président malgache MarcRavalomanana dont il réclame la destitution, a demandé à "ses"ministres de se rendre lundi dans les ministères du gouvernement Ravalomananapour y travailler, et à ses partisans d'organiser des sit-in devant lesministères.


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